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Strass&ballerines

06sept.

Mosaïque indonésienne - partie 3 : le secret des îles Togian

Séjourner sur les îles Togian, c'est rentrer dans la confidence. En parler sur le blog, c'est bousculer un souvenir empreint de magie et prendre le risque de ne pas lui rendre honneur.
Pour se rendre dans ce paradis, il faut être courageux et accepter de faire de nombreuses heures de route (48h en ce qui nous concerne), d'embarquer sur un ferry en bois pas forcément homologué et obligatoirement surchargé. Oublier les horaires, s'enivrer tant des fumées émanant des cigarettes voisines que de la vue somptueuse sur les innombrables îles désertes.

Bajaus, Togian, Indonesie


Un trajet interminable

Partant de Jakarta, nous passons une nuit dans un minibus pour rejoindre l'aéroport de Surabaya. Un voisin qui empeste le parfum, un chauffeur qui expérimente la conduite "fast and furious" : le pied sur l'accélérateur, la main sur le klaxon... quoi de plus normal ? Après 4h d'attente à l'aéroport, nous passons à l'enregistrement. Tous les indonésiens nous dépassent allègrement jusqu'à ce que nous décidions à nous échauffer les coudes et à nous frayer un chemin jusqu'au comptoir. Au moment de monter dans l'avion, je remarque la présence de papier journal pour couvrir les vitres du cockpit. Devant mon regard perplexe, Julien m'explique que c'est plutôt rassurant : "Il vaut mieux que le pilote se protège du soleil". Apparemment oui, puisque nous arrivons sains et saufs à Palu où nous nous mettons en quête d'un moyen de transport pour rejoindre la ville ferroviaire d'Ampana. Après avoir essuyé quelques échecs -tout est complet- nous trouvons 2 places dans une voiture de location avec chauffeur et achetons nos billets sans avoir vu le véhicule. Nous héritons d'une voiture correcte mais de places sur strapontins dans le coffre. Le trajet de nuit se déroulera presque sans frayeurs, avec la musique à fond pour tenir le chauffeur à peu près éveillé.

Notre arrivée à Ampana est très matinale. Nous descendons au premier hôtel dans l'espoir de nous doucher et de nous reposer avant de prendre le ferry. A 5h du matin, le réceptionniste dort profondément. Nous le secouons ; en vain. Renonçant à l'idée d'avoir une chambre, nous profitons de la salle d'eau de la réception pour nous doucher au seau d'eau froide et partir pour le port, sans avoir réveillé notre vigile... Nous touchons au but. Nous partons avec le ferry de 10h.

Ferry Togian, Indonésie, Julien Gérard Photographe


A cause de la pluie, le bateau s'arrête pendant 2h. Nous arrivons donc à 22h sur l'île de Malenge. De là, un bateau à moteur nous mène enfin au Lestari Cottages où nous espérons trouver de la place. Il est en effet impossible de réserver à l'avance car la plupart des îles Togian n'ont ni accès internet ni téléphone. Nous prenons le dernier bungalow disponible : 15 euros par personne et par jour en pension complète, c'est parfait ! Il fait nuit noire et l'électricité est déjà coupée. Une petite douche au seau d'eau froide et nous nous couchons, impatients de découvrir l'île à la lumière du jour, le lendemain.

Le paradis

Pas de coq ni de muézin pour nous réveiller. On se lève pourtant avec le soleil comme à notre habitude. A la sortie du bungalow, les pieds dans du sable blanc ourlant une eau à 30°, nous profitons d'une vue directe sur Pulau Papan. Ce village de bajaus compte une centaine de maison sur pilotis. On avale rapidement un petit déjeuner à base d'oeufs, de riz et de fruits en faisant connaissance avec les quelques pensionnaires. On file ensuite à la rame rejoindre le village...

Pulau Papan, Indonésie

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07janv.

Dakar, sa richesse vient de l'intérieur


La richesse sénégalaise on ne la voit pas. Elle ne se trouve ni dans les taxis brousse ni dans les échoppes. C'est une fois sur la latérite, la terre rouge du pays, que l'on en prend peu à peu la mesure...

marché poissons soumbedioune, dakar

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13oct.

Crise de la trentaine, isn't it ?

Lorsque je résume mon parcours de ces derniers mois, je vois des néons clignoter sur le front de mes interlocuteurs et des panneaux 4x3 en arrière plan. Ils affichent effrontément l'accroche qui tue : crise de la trentaine...

Pourquoi après avoir travaillé 8 ans dans la même agence de communication et avoir entamé un bilan de compétences, avoir tout plaqué pour un CDD de chargée de marketing opérationnel (oui j'avoue je reste dans le même milieu quand même) ? Puis à l'issue de celui-ci choisi de reprendre mes études là où je les avais arrêtées (dans le marketing toujours... pas complètement cinglée la fille) en redecouvrant par voie de conséquence les joies (et le salaire) du statut de stagiaire ?

30_ans_sinon_rien.jpg
Lorsque certains de mes interlocuteurs me complimentent poliment pour mon -supposé- courage, je réponds en toute franchise que, sans doute, parfois les choix deviennent tellement évidents, qu'il n'est plus question de courage. Les choses se mettent en place naturellement car elles correspondent avec évidence à nos aspirations (et là, je paraphrase à peine Paulo Coelho dans "L'Alchimiste") !

A 20 ans et quelques, quand on entre dans la vie professionnelle, on sait à peu près ce que l'on veut. Et à 30 ans on sait ce que l'on ne veut plus.
Autour de moi, cela semble être une vérité générale, une tendance fédératrice. Presque banale ?
Certains quittent leur job sans rien derrière, se mettent à leur compte, remettent tout en question. Les trentenaires de ma génération semblent être un bon fond de commerce pour les prestataires de bilan de compétences !

Comme si cela ne me suffisait pas, j'ai décidé, avant de replonger dans une vie professionnelle trépidante, de clore cette année scolaire par 3 mois de vélo. 6 000 km de Strasbourg à Van, en Turquie qui me feront traverser l'Italie, la Croatie, la Grèce... de quoi illuminer mon regard lorsque je serais une mamie frippée racontant son passé. Soit-dit en passant, tout ceci étant encore au stade de projet, rien n'est contractuel et tout peut encore évoluer :-)

Voici une crise de la trentaine, s'il en est, qui a complètement effacé les quelques frustrations passées. Car quand je regarde mieux les affiches et les néons en face de moi, j'y lis distinctement : Vive la crise de la trentaine !

25janv.

Chronique d'une journée ordinaire à Dubaï


Marcher dans un aquarium,
dîner en t-shirt au pied de pistes de ski,
côtoyer otaries et pingouins,
tout ça dans un centre commercial.


Prendre un verre au pied d'une tour de 828 mètres, Burj Dubaï,
devant des jets d'eau rivalisant de hauteur avec les buildings,
au son de la musique jazzy diffusée dans les hauts parleurs de la rue,
éclairés par les palmiers illuminés.


Se demander si cela est vraiment démesuré tant l'assemblage se fait naturellement.


Ce paramétrage parfaitement millimétré semble cependant parfois manquer d'un petit supplément d'âme...


C'est que l'âme de Dubaï se révèle lorsqu'on s'y attend le moins. Car elle est justement à l'image de la ville : en construction !


Son matériau principal : les 136 nationalités représentées, dont une grande communauté indienne qui se mêle aux chinois, anglais, allemands, français, etc.

La tolérance ne s'évoque même plus tant elle est évidente. Loin des clichés, Dubaï est une ville qui capitalise... sur le respect mutuel des individus et de leurs richesses culturelles.

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