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Strass&ballerines

18oct.

Billet (de train) guimauve

C'est en rentrant d'un week-end de moins de 24h à Paris, décidé en un éclair, que je reprends ma semaine avec un petit goût de nostalgie... et pas seulement parce que j'ai abandonné l'équivalent du prix d'une belle paire de bottes pour financer mes billets de train au prix fort (forcément en se décidant une heure avant le départ je n'allais pas faire des affaires mais plutôt renflouer les caisses de la Sncf -plutôt malmenée ces jours-ci). Mais je m'égare. train.jpgSamedi après-midi, alors qu'en tant que bonne élève, je me préparais à l'idée de faire mes devoirs et plus précisément mon étude de cas marketing, j'ai été prise d'un besoin irrépressible de me rapprocher de ceux que j'aime. Et pas seulement pour m'éloigner de mes bouquins ! Mais plutôt pour faire le plein de bons sentiments, passer une soirée à refaire le monde en dînant, s'endormir dans la même pièce en pleine discussion -comme au temps des colonies de vacances, prendre le temps de partager un petit déjeuner.

C'est là que l'on perçoit que le bonheur prend sa source dans les moments les plus simples du quotidien : plaisir des retrouvailles sur le quai de la gare, où l'on reprend la dernière conversation là où on m'avait laissée ; préparer un thé, puis un autre, parler la bouche pleine tandis qu'on beurre la tartine suivante (oublier les calories, ça joue aussi).
petit_dejeuner.jpg
Dans le train du retour, je souris à la vitre... je souris d'avoir dépensé 150 euros pour passer 15 heures auprès des miens tout en calculant que 10 euros de l'heure c'est une bonne affaire comparée au prix des bottes (pragmatique la fille) !
Et le goût prononcé d'irraisonné du départ sur un coup de tête (encore un symptôme de la crise de la trentaine ?) exhausse la saveur de cette parenthèse chal(h)eureuse.

Pour le prochain week-end parisien prévu début novembre, le coût horaire va très nettement baisser : les billets sont pris depuis 2 mois et le séjour durera 3 jours.
De quoi boire des litres de thé, aller au salon de la photo, cocooner, bruncher, shopper et carrément rentabiliser le prix du billet !

Je file faire mes devoirs maintenant...

20juil.

La saga de l'été

Si TF1 a sa saga de l'été, la trentenaire frangée a sa dispute "je teparleplus, jeveux plusjamaispartirenvacancesavectoi" annuelle, voire semestrielle quand elle part 2x en vacances dans l'année, voire carrément trimestrielle les bonnes années.

Pour l'avoir testé, je confirme que ça marche très bien avec, dans le top 3 et par ordre d'arrivée, le frère frangé, la belle-soeur frangée ou la copine frangée. Pour performer, préférez une personne de votre entourage proche, ça renforce les émotions.

Attention, les disputes avec un éventuel chéri ne sont pas comptabilisées. Il y a suffisamment d'entraînement dans l'année, donc pas vraiment de mérite l'été venu.

La faute aux modes de vie différents, aux années qui passent, aux malentendus qui s'installent ? Ce je ne sais quoi qui fait que chaque année, on l'attend. Ce moment où tout va exploser pour que tout se remette finalement en place. Comme si pour vivre ensemble, il fallait bousculer l'ordre établi.

Alors oui dans deux semaines, c'est reparti. Mais comme cette année on a pris une bonne avance au printemps, l'été vivra-t'il un nouveau scénario ?

Hummmm... multiplions les chances d'aboutir en montant une équipe de choc. Pas moins de 7 figurants cet été en liste pour une prise de têtes dans les règles. Et si l'inspiration ne vient pas, faîtes comme à la télé, prônez la légèreté : un menu controversé ou une activité annulée, seront amplement suffisants pour lancer l'intrigue.

Mais tout le monde sait bien qu'à la fin, tout finit bien et que l'année prochaine la saga reprendra.

15juin

L'Ecole des Fans


A l'heure de la reprise... au lundi qui présage une longue semaine de travail, il me reste du week-end un léger goût de nostalgie. Un goût doux-amer rappellant l'enfance et qui me renvoie aux spectacles annuels de l'école de musique et de danse.
Chaque année entre mes 7 ans et mes 16 ans (âge de la rébellion contre les cours de solfège et de la chauchemardante flûte à bec), j'ai subi avec horreur les représentations de fin d'année. Plantage en milieu de morceau, coloration intégrale rouge pivoine, grands moments de solitudes et pas encore de frange derrière laquelle tenter de se planquer. D'autres se reconnaîtront... Je pourrais créer un groupe sur facebook ?!

Ce qui change à 30 ans, c'est qu'on a vraiment choisi de faire le spectacle - de danse africaine cette fois.
Et même si ce samedi je me suis demandé ce qui m'avait pris d'accepter, si j'avais la peur panique d'oublier la chorégraphie, j'étais ravie de danser devant mon papa et mes amis, ravie de cette forte cohésion entre danseuses et du partage avec les musiciens !

1 heure avant : état plus que perplexe : aurais-je vraiment dû inviter mes amis ? Cela en vaut-il la peine ? Et si les heures de répet n'avaient servi qu'à faire quelque chose de finalement ennuyeux/moyen/etc ? Et si je me trompais ?

5 minutes après : la trentenaire frangée en faisait déjà des tonnes. Ha oui, t'as aimé ? Des heures de répet ? Pffff, tu rigoles, on a quasiment improvisé :-) Hum...

Cela faisait des années que je n'étais plus montée sur une scène. Et j'ai été boostée par la présence de mes proches (et du djembé un peu aussi).
Voir la fierté dans les yeux de son papa, le voir remuer en rythme à 70 ans, ca vous donne une force incroyable. Même à 30 ans. Enfin 31 (oui je n'ai pas encore l'habitude...). 

Il est bon de sentir une cohésion familiale/amicale autour d'un événement somme toute assez banal... avec un pouvoir magique : celui de faire la paix avec ces petits (mais costauds) traumatismes de l'enfance... avant de passer le relais un jour !
Allez, on donne une bonne note à tout le monde :-)

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