J'avoue, j'en ai fait des jaloux hier soir au Zénith, lorsque je suis passée derrière la scène pour rencontrer Francis Cabrel après son concert... Il était bien entendu comme on se l'imagine, humble, à l'écoute et généreux.

Je me vois encore, à mes 13 ans dans ma chambre d'ado à fredonner ses chansons... Et finalement, les paroles étaient toujours dans ma tête... Peut-être parce qu'il nous parle avec poésie de nous, de nos vies, d'espoir, d'amour, de tolérance, de choses vraies et comme il le dit souvent, essentielles. 

Il nous parle aussi de religion, des questions qu'elle nous pose, de la paternité ou de l'adoption. Il n'omet pas de pointer du doigt des thèmes plus durs comme les politiques "les cardinaux en costumes" ou les extrémistes religieux.

Lorsqu'un poète de l'amour, amoureux des mots chante, ça donne un concert (presque) intimiste où tout le monde reprend en coeur ses plus grands succès comme Petite Marie ou La Corrida, où l'on redécouvre ses plus vieilles ballades et où les nouveaux titres, dont certains aux tonalités andalouses, trouvent naturellement leur place dans son répertoire.

Son humilité et son naturel en font un grand monsieur. Il fait chanter les mots les plus simples, magnifie les petits riens et les moments précieux de la vie quotidienne, en les gratifiant de son accent du sud. Pour peu, on s'imaginerait adossé à un chêne liège d'Astafort, près de la cabane au fond du jardin et Francis descendant quelques arpèges à la guitare.