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Strass&ballerines

22oct.

Un mic-mac réjouissant

Pour les dingues de Jeunet,
et fous furieux de Delicatessen,
les amoureux d'Amélie Poulain,
les amateurs des images au teint un peu passé, si particulier,
de l'ambiance musicale millimétrée,
des personnages toujours un peu en marge et des tronches qui vous affichent leur vécu,
il vous faudra encore un peu de patience pour pouvoir enfin vous délecter du nouveau film de Jean-Pierre Jeunet : Mic Macs à tire-larigot.

Ayant eu la chance de le voir en avant-première au début du mois, d'abord peu convaincue par le synopsis, j'ai retrouvé dès les premières secondes, avec grande excitation tout ce que j'aime chez Jeunet.
Même lorsqu'il est question de fabricants d'armes, le charme désuet de son univers déborde de l'écran.


Avec un casting judicieusement composé d'une belle bande d'hurluberlus, cette comédie se savoure comme une gourmandise.

Mon coup de coeur va à Omar Sy, que l'on connaît bien sous sa casquette d'humoriste dans le duo Omar et Fred.
Son personnage remet au goût du jour les expressions désuètes et imagées : revenons à nos moutons, ne mettons pas la charrue avant les boeufs, les carottes sont cuites, chercher midi à 14h, passer du coq à l âne...
Toute une conversation tenue avec de telles expressions ne peut que vous arracher des fous rires et vous donner envie à votre tour, d'utiliser un langage old school !

Belle surprise également avec Dany Boon, qui tient le rôle principal du film, initialement prévu pour Jamel...
Avec un ton juste et maîtrisé, il nous rallie à sa cause. Celle qui suppose l'élaboration d'une revanche envers les 2 fabricants d'armes qui l'ont à la fois rendu orphelin étant petit et mis en danger étant adulte, une balle perdue étant logée dans sa tête.

Aidé par sa joyeuse bande aux âmes écorchées mais heureuses, il orchestre les talents de ses compères (cuisinière, matheuse, bricoleur recycleur, petit homme canon, contorsionniste) pour parvenir à ses fins.

En attendant le 28 octobre, ne ratez pas le site facétieux qui vous plonge dans l'univers truculent du film : www.micmacs-lefilm.com

17janv.

Slumdog Millionnaire



Quand une flemmarde va au cinéma et qu'elle doit braver par grand froid les 1500 mètres qui l'éloignent des salles obscures, elle espère bien ne pas être déçue. Et véritablement hier soir, ne prenant pas un grand risque diront certains, je suis allée visionner le film récompensé par les Golden Globes, adapté du roman de Vikas Swarup : "Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire".

En vrac, il nous donne de l'espoir, nous divertit, nous attendrit. L'envie d'aller en Inde nous submerge comme c'était le cas pour le fim "A bord du Darjeeling Limited" sorti l'année dernière.

Jamal, ouvrier indien illétré des bidonvilles est sur le point de gagner à "Qui veut gagner des millions" une somme que même les grands lettrés n'ont jamais atteint. Soupçonné de tricherie, il est interrogé par la police et sommé de s'expliquer sur ses réponses. C'est alors qu'il revient sur les passages de sa vie, de son enfance à ce jour qui lui ont permis de savoir quel personnage apparaît sur les billets de 100 dollars et autres réponses. On suit avec palpitations le récit de son enfance malmenée avec son frère, son aventure amoureuse et ses petits boulots.

On y voit l'Inde en pleine effervescence, Bombay tantôt en mode romanesque, tantôt en mode tragique, l'argent et ses conséquences. Les 2 heures de film sont passées trop vite... mais nous ont laissé une belle énergie et des couleurs pleins les yeux. Car c'est un beau film, gai et optimiste avant tout.

27oct.

Mesrine, l'instinct de mort

En pleine vague des biopics (Sagan, Piaf, Coluche...), je demande Mesrine. C'est Vincent Cassel, avec son charisme fou, qui joue le rôle du méchant et qui fait ça terriblement bien, en se fondant totalement dans le personnage. Les seconds rôles incarnés par Cécile de France, Gilles Lellouche, Gérard Depardieu sont également primordiaux dans l'évolution du personnage principal.

Le film qui retrace les 10 premières années du parcours criminel de Mesrine est passionnant, exhaltant, palpitant et poignant (et ce sera tout) et évite soigneusement le travers de la complaisance.

A voir donc, avant de rempiler dès le 19 novembre pour la seconde partie : L'ennemi public n°1.

Mais n'omettons pas de traiter de ce film sous son aspect greluche : on a beaucoup parlé du régime grossissant de Cassel qui a pris 20 kg en 4 mois pour le rôle. Expérience déjà vécue par Renée Zellweger qui avait dû prendre entre 10 et 20 kilos pour incarner Bridget Jones (vous remarquerez la pertinence de mes références...).

Interrogation personnelle : ça pourrait être sympa d'être payé pour surtout ne pas dépenser de calories et pour manger à gogo des choses supra-caloriques ?
Euh, en fait non, je ne suis pas sûre que je signerai mais je crois connaître quelques personnes qui seraient grandement intéressées.

Vincent Cassel a perdu tous ses fameux kilos sur le tournage, mais pour le commun des mortels, tout comme le commun des stars, il faut aussi songer aux frais à engager pour le coach minceur et le cuisinier aux menus allégés ! Instinct de régime...