Sujet bien évidemment très épineux : personne n'aime être taxé de radin et pourtant chacun aurait pu plaider coupable au moins une fois dans sa vie.
Alors si autour de moi, il y a très très peu de spécimens (je tiens à garder mes amis), il faut avouer que j'ai tout de même rencontré des cas d'études intéressants !
Pour commencer, mon papa avait bien tenté de s'y mettre à mon adolescence. Il vivait une période assez dure de sa vie et son réflexe c'était de tésoriser. Mais il n'a pas réussi bien longtemps. La joie de vivre a repris le dessus et le porte-monnaie s'était détendu. Depuis j'ai toujours pensé que bonheur, propension à consommer et façon d'épargner était intimement liés. Pas sociologue ni psychologue pour un sou (...), je me satisfaisais juste de cette observation.
Arrivèrent les premiers salaires et avec eux le copinage entre salariés et les premières anecdotes monétaires. Avec ceux qui doivent ramener le dessert mais qui l'oublient, ceux qui zappent systématiquement vous avoir emprunté de l'argent ou des cigarettes, ceux qui vous doivent éternellement un pot ou une invitation... "Tu peux me payer ma glace, je veux pas casser mon billet ?".
Au final, au bout de 2/3 anecdotes, on est fixés mais surtout on fait avec !
Car tout ceci est plutôt amusant comme gymnastique psycho-contorsioniste.
Comme tout est question de relativité et de frontières très minces entre avarices et manque de savoir vivre, mieux vaut zapper ou dire franco ce qu'on a sur le coeur. D'ailleurs les vacances en groupe sont souvent le moment où l'on découvre, entre autres, la vraie nature des portes-monnaies de nos amis.
Si je pense à tout ceci, c'est qu'en me relançant dans la vie étudiante, j'ai vécu quelques semaines d'incertitude liées à mon avenir bancaire. Et finalement je me rend compte qu'aujourd'hui je consomme nettement moins et pourtant je suis bien plus zen !
Forcément logique : je gagne moins, je consomme moins. Et bien en fait, non pas vraiment...
Si je consomme moins c'est surtout parce que je me sens moins frustrée par le cours de ma vie personnelle et professionnelle. Parce que j'ai cette chance actuellement d'avoir plus de temps pour moi, d'avoir repris les études comme je le souhaitais.
J'ai moins besoin de compenser et donc moins d'envies frénétiques de shopping (attention j'ai juste dis moins, tout en relatif). Oui le gilet Kookai me fait de l'oeil mais je n'en ai pas réellement besoin (tout de suite). On verra pendant les soldes...
Il y a quelques mois encore, chaque jour, je m'achetais une bricole. Le Monoprix était ma bouée de sauvetage ; brosse à cheveux ou plat à tarte, tout était prétexte à dépenser.
Aujourd'hui mon porte-monnaie se fait plutôt discret et on va dire que ça arrange plutôt bien mes affaires et mon moral.
On refait le point en période soldes ou même lundi, quand je serai rentrée de mon week-end parisien !







Lundi : Rdv en after-work entre greluches (mâles et femelles) pour larvage dans les règles devant la cultissime émission de M6, "L'Amour est dans le pré". On se croirait dans l'émission strip-tease remasterisée à la sauce Meetic art contemporain. 







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