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Strass&ballerines

05nov.

Petit traité de la radinerie ordinaire

Sujet bien évidemment très épineux : personne n'aime être taxé de radin et pourtant chacun aurait pu plaider coupable au moins une fois dans sa vie.
Alors si autour de moi, il y a très très peu de spécimens (je tiens à garder mes amis), il faut avouer que j'ai tout de même rencontré des cas d'études intéressants ! petite mendigote Pour commencer, mon papa avait bien tenté de s'y mettre à mon adolescence. Il vivait une période assez dure de sa vie et son réflexe c'était de tésoriser. Mais il n'a pas réussi bien longtemps. La joie de vivre a repris le dessus et le porte-monnaie s'était détendu. Depuis j'ai toujours pensé que bonheur, propension à consommer et façon d'épargner était intimement liés. Pas sociologue ni psychologue pour un sou (...), je me satisfaisais juste de cette observation. mendigote Arrivèrent les premiers salaires et avec eux le copinage entre salariés et les premières anecdotes monétaires. Avec ceux qui doivent ramener le dessert mais qui l'oublient, ceux qui zappent systématiquement vous avoir emprunté de l'argent ou des cigarettes, ceux qui vous doivent éternellement un pot ou une invitation... "Tu peux me payer ma glace, je veux pas casser mon billet ?". Au final, au bout de 2/3 anecdotes, on est fixés mais surtout on fait avec !
Car tout ceci est plutôt amusant comme gymnastique psycho-contorsioniste.

Comme tout est question de relativité et de frontières très minces entre avarices et manque de savoir vivre, mieux vaut zapper ou dire franco ce qu'on a sur le coeur. D'ailleurs les vacances en groupe sont souvent le moment où l'on découvre, entre autres, la vraie nature des portes-monnaies de nos amis.

Si je pense à tout ceci, c'est qu'en me relançant dans la vie étudiante, j'ai vécu quelques semaines d'incertitude liées à mon avenir bancaire. Et finalement je me rend compte qu'aujourd'hui je consomme nettement moins et pourtant je suis bien plus zen ! Forcément logique : je gagne moins, je consomme moins. Et bien en fait, non pas vraiment...

Si je consomme moins c'est surtout parce que je me sens moins frustrée par le cours de ma vie personnelle et professionnelle. Parce que j'ai cette chance actuellement d'avoir plus de temps pour moi, d'avoir repris les études comme je le souhaitais.
J'ai moins besoin de compenser et donc moins d'envies frénétiques de shopping (attention j'ai juste dis moins, tout en relatif). Oui le gilet Kookai me fait de l'oeil mais je n'en ai pas réellement besoin (tout de suite). On verra pendant les soldes... Il y a quelques mois encore, chaque jour, je m'achetais une bricole. Le Monoprix était ma bouée de sauvetage ; brosse à cheveux ou plat à tarte, tout était prétexte à dépenser.

Aujourd'hui mon porte-monnaie se fait plutôt discret et on va dire que ça arrange plutôt bien mes affaires et mon moral.
On refait le point en période soldes ou même lundi, quand je serai rentrée de mon week-end parisien !

19juin

Des pépites de bonheur


A temps gris, humeur maussade...
Après la semaine de l'anniversaire, cette semaine fut plutôt la semaine de la crise au bureau...

Mais à l'approche du week-end, gros besoin de soleil ou à défaut, de positivisme et de regain de motivation. Chassons le spleen !

De petites choses toutes simples nous rappellent que le quotidien a ses petits trésors.

Quand au lieu de marcher tête baissée, on lève la tête et justement, on aperçoit une montgolfière dans le ciel.
Lorsqu'on croise au détour d'un trottoir, un groupe d'enfants en train de courir et chanter à tue-tête.
Ou lorsqu'on est surpris de recevoir une carte postale au lieu d'un mail (so vintage, isn't it ?).

Hormis les pépites matinales quotidiennes que représentent pour moi la première tartine et l'étape parfum à la figue de Diptyque, voici mon relevé de compte créditeur (une fois n'est pas coutume) de la semaine :

Lundi : Rdv en after-work entre greluches (mâles et femelles) pour larvage dans les règles devant la cultissime émission de M6, "L'Amour est dans le pré". On se croirait dans l'émission strip-tease remasterisée à la sauce Meetic art contemporain.
Complètement addictif !

Mardi : Me félicite d'avoir pris la voiture et pas le vélo quand je vois les trombes d'eau qui tombent. Un petit tour chez H&M pour une babiole et la journée a déjà une autre saveur.

Mercredi : Dernière réunion de la journée : séance intensive de piapiatages entre amis. Un parc, un rayon de soleil, un banc : le tryptique de base d'un after-work réussi.

Jeudi : Retour du soleil. Les terrasses des péniches sont prises d'assaut. A l'heure de l'apéro, tongs, musique lounge, foule et mojito ont déjà un fort goût de vacances.

Vendredi : Le week-end s'annonce avec la préparation du planning... et un repérage soldesque (J-5 !!!) avec déjà pleins de promotions "privées" en boutiques.

Samedi : pépite hebdomadaire : le "Elle" est dans la boîte aux lettres. Sans compter pour ce week-end, l'arrivée de 2 amies avec le pack restau, shopping et blablas sévèrement girly !

Dimanche : c'est la fête de mon papa adoré, de la musique et la fête tout court. Barbecue et brocante ponctueront aussi la journée, justifiant ainsi la rime entre bonne chère et bonnes affaires.

Signé : la trentenaire frangée riche en lingots de bonne humeur.
Vivement lundi !

06mai

Je dis yessssssssss


Il était une fois un billet sur les bonnes résolutions où la petite trentenaire à frange annonçait qu'elle allait positiver en 2009.

Quelques semaines plus tard sortait un film parfaitement dans cette mouvance : Yes Man.
Jim Carrey, pour échapper à son spleen, décidait de dire oui à tout... Il saisissait toutes les opportunités, même les plus incongrues, pour nous donner à voir un film gai et optimiste, avec un message simple : en se morfondant, on ne fait pas avancer le schmilblick.

Il était une fois donc, une attitude un peu nouvelle chez la trentenaire à frange... ou comment l'art de dire oui, de saisir les opportunités, de voir le verre à moitié plein la conduisit à réaliser chaque jour, que tout allait bien. Même si une rupture était passée par là...

Un beau matin, la trentenaire frangée s'entendit dire qu'elle avait l'air épanouie et se félicitait alors de la réussite de sa belle campagne d'autopersuasion.

L'esprit Yes Girl a performé.
A tel point que Copine frangée et Frère frangé pestent parfois contre ce trop plein d'optimisme !
Faudrait-il apprendre à doser ? Non merci, mieux vaut laisser le verre déborder et garder de la marge pour les jours moins gais.

Cas pratique :
Yes Girl a donc dit YES au journaliste de M6 -attiré par sa collection de cartes de fidélité- pour illustrer un reportage dans Capital.
Voilà comment il y a 10 jours, on me voyait à la télé, chez Kookaï, en session essayage de robes d'été... avec bien entendu, en "happy-end', le passage à la caisse, accompagnée de Copine frangée et de mes 25 cartes de fidélité (car quand on m'en propose une nouvelle, je ne peux que dire... yes....) !

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