On voudrait être elle.
Elle est fraîche, elle respire l'esprit et le bonheur.
La spiritualité et l'hédonisme.

Elle nous ferait croire que l'amour n'existe pas.
Que c'est un fardeau, une vraie dépendance dont il vaut mieux se libérer pour être heureux.
L'instant d'après elle nous convainc du contraire.
Que nous devons nous attacher aux signes du destin pour lâcher prise et s'abandonner à l'amour.


Dans "500 jours ensemble", en salle depuis le 30 septembre, Zooey Deschanel, est superbe.
Comme actrice, comme femme, comme amoureuse, comme briseuse de coeur.

Le film est tout sauf niais, il ressemble à la vraie vie avec sa beauté et ses fêlures.
Ode aux mauvais réflexes amoureux, aux évidences que l'on refuse, à la simplicité que l'on fuit.
Il nous sert aussi avec beaucoup d'humour une petite dose de clichés revisités, avec l'expédition en couple chez Ikéa et la location de film porno.

En 500 jours, on suit dans le désordre (amoureux) l'histoire de ce couple dont on sait dès les premières minutes qu'il finira par se séparer.
Entre l'héroïne qui a peur d'aimer et son amoureux transi, on laisse naviguer notre coeur entre les différents chauds-froids de leur relation.

On en ressort avec l'envie d'aimer tout en ayant le sentiment que l'amour est tel un tout petit filet d'air : difficile d'en saisir la brise pourtant vitale pour respirer.
Le tout est de croire... à la météo.