Lorsque je résume mon parcours de ces derniers mois, je vois des néons clignoter sur le front de mes interlocuteurs et des panneaux 4x3 en arrière plan. Ils affichent effrontément l'accroche qui tue : crise de la trentaine...

Pourquoi après avoir travaillé 8 ans dans la même agence de communication et avoir entamé un bilan de compétences, avoir tout plaqué pour un CDD de chargée de marketing opérationnel (oui j'avoue je reste dans le même milieu quand même) ? Puis à l'issue de celui-ci choisi de reprendre mes études là où je les avais arrêtées (dans le marketing toujours... pas complètement cinglée la fille) en redecouvrant par voie de conséquence les joies (et le salaire) du statut de stagiaire ?

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Lorsque certains de mes interlocuteurs me complimentent poliment pour mon -supposé- courage, je réponds en toute franchise que, sans doute, parfois les choix deviennent tellement évidents, qu'il n'est plus question de courage. Les choses se mettent en place naturellement car elles correspondent avec évidence à nos aspirations (et là, je paraphrase à peine Paulo Coelho dans "L'Alchimiste") !

A 20 ans et quelques, quand on entre dans la vie professionnelle, on sait à peu près ce que l'on veut. Et à 30 ans on sait ce que l'on ne veut plus.
Autour de moi, cela semble être une vérité générale, une tendance fédératrice. Presque banale ?
Certains quittent leur job sans rien derrière, se mettent à leur compte, remettent tout en question. Les trentenaires de ma génération semblent être un bon fond de commerce pour les prestataires de bilan de compétences !

Comme si cela ne me suffisait pas, j'ai décidé, avant de replonger dans une vie professionnelle trépidante, de clore cette année scolaire par 3 mois de vélo. 6 000 km de Strasbourg à Van, en Turquie qui me feront traverser l'Italie, la Croatie, la Grèce... de quoi illuminer mon regard lorsque je serais une mamie frippée racontant son passé. Soit-dit en passant, tout ceci étant encore au stade de projet, rien n'est contractuel et tout peut encore évoluer :-)

Voici une crise de la trentaine, s'il en est, qui a complètement effacé les quelques frustrations passées. Car quand je regarde mieux les affiches et les néons en face de moi, j'y lis distinctement : Vive la crise de la trentaine !