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Strass&ballerines

21mar. 2010

Le 2eme effet kiss cool de la comédie romantique


La bonne idée anti-morosité d'un dimanche en demi-teinte, c'est de partager une bonne comédie romantique entre copines.
Prenons un Romain Duris, sexy à souhaits, le printemps du cinéma avec son entrée à 3,50 euros, des sucreries et du coca light en munitions.


Dans l'Arnacoeur, le gagne pain d'Alex (Romain Duris), est d'ouvrir les yeux aux jeunes femmes mal accompagnées en les séduisant : en brisant leur couple mais pas leur coeur.

Accompagné par sa soeur Mélanie et son mari Marc, incarnés par les excellents Julie Ferrier et François Damien -alias François L'Embrouille, sa mission la plus délicate sera de séduire Juliette (Vanessa Paradis, exquise comme toujours), 10 jours avant son mariage.
On s'embarque avec réjouissance et délectation dans cette comédie fraîche et estivale, on rit et on se laisse volontiers charmer par Alex, qui déploie toutes les ficelles d'une séduction toute en finesse : montrer quelques faiblesses, surprendre, amuser, intriguer, se faire désirer...
Et quand le film est fini, alors qu'on aurait encore souhaité passer un peu plus de temps avec Alex à Monaco et profiter de l'été, on se sent déjà plus guillerettes qu'à l'arrivée.

Puis en débriefant, on se dit que la dernière attention surprise que l'on nous avait accordée c'était de nous faire la vaisselle... et que dans la vraie vie, on vient bien de se taper un sachet de bonbons, qu'il fait gris et que demain c'est une semaine de boulot qui reprend.
Mais au moins pendant 1h30, on a été 100% séduites et on a rit de bon coeur !
Et si certaines de vos amies sont mal accompagnées, allez vite sur le site du film, vous pourrez leur faire parvenir une lettre anonyme plutôt bien ficelée et en profiter pour tester votre couple avec le dangereux test "Etes-vous heureuse en couple ?".
Voilà un film plus dangereux qu'il ne paraît...

22oct. 2009

Un mic-mac réjouissant

Pour les dingues de Jeunet,
et fous furieux de Delicatessen,
les amoureux d'Amélie Poulain,
les amateurs des images au teint un peu passé, si particulier,
de l'ambiance musicale millimétrée,
des personnages toujours un peu en marge et des tronches qui vous affichent leur vécu,
il vous faudra encore un peu de patience pour pouvoir enfin vous délecter du nouveau film de Jean-Pierre Jeunet : Mic Macs à tire-larigot.

Ayant eu la chance de le voir en avant-première au début du mois, d'abord peu convaincue par le synopsis, j'ai retrouvé dès les premières secondes, avec grande excitation tout ce que j'aime chez Jeunet.
Même lorsqu'il est question de fabricants d'armes, le charme désuet de son univers déborde de l'écran.


Avec un casting judicieusement composé d'une belle bande d'hurluberlus, cette comédie se savoure comme une gourmandise.

Mon coup de coeur va à Omar Sy, que l'on connaît bien sous sa casquette d'humoriste dans le duo Omar et Fred.
Son personnage remet au goût du jour les expressions désuètes et imagées : revenons à nos moutons, ne mettons pas la charrue avant les boeufs, les carottes sont cuites, chercher midi à 14h, passer du coq à l âne...
Toute une conversation tenue avec de telles expressions ne peut que vous arracher des fous rires et vous donner envie à votre tour, d'utiliser un langage old school !

Belle surprise également avec Dany Boon, qui tient le rôle principal du film, initialement prévu pour Jamel...
Avec un ton juste et maîtrisé, il nous rallie à sa cause. Celle qui suppose l'élaboration d'une revanche envers les 2 fabricants d'armes qui l'ont à la fois rendu orphelin étant petit et mis en danger étant adulte, une balle perdue étant logée dans sa tête.

Aidé par sa joyeuse bande aux âmes écorchées mais heureuses, il orchestre les talents de ses compères (cuisinière, matheuse, bricoleur recycleur, petit homme canon, contorsionniste) pour parvenir à ses fins.

En attendant le 28 octobre, ne ratez pas le site facétieux qui vous plonge dans l'univers truculent du film : www.micmacs-lefilm.com

07oct. 2009

500 jours ensemble, en 1h30



On voudrait être elle.
Elle est fraîche, elle respire l'esprit et le bonheur.
La spiritualité et l'hédonisme.

Elle nous ferait croire que l'amour n'existe pas.
Que c'est un fardeau, une vraie dépendance dont il vaut mieux se libérer pour être heureux.
L'instant d'après elle nous convainc du contraire.
Que nous devons nous attacher aux signes du destin pour lâcher prise et s'abandonner à l'amour.


Dans "500 jours ensemble", en salle depuis le 30 septembre, Zooey Deschanel, est superbe.
Comme actrice, comme femme, comme amoureuse, comme briseuse de coeur.

Le film est tout sauf niais, il ressemble à la vraie vie avec sa beauté et ses fêlures.
Ode aux mauvais réflexes amoureux, aux évidences que l'on refuse, à la simplicité que l'on fuit.
Il nous sert aussi avec beaucoup d'humour une petite dose de clichés revisités, avec l'expédition en couple chez Ikéa et la location de film porno.

En 500 jours, on suit dans le désordre (amoureux) l'histoire de ce couple dont on sait dès les premières minutes qu'il finira par se séparer.
Entre l'héroïne qui a peur d'aimer et son amoureux transi, on laisse naviguer notre coeur entre les différents chauds-froids de leur relation.

On en ressort avec l'envie d'aimer tout en ayant le sentiment que l'amour est tel un tout petit filet d'air : difficile d'en saisir la brise pourtant vitale pour respirer.
Le tout est de croire... à la météo.

17janv. 2009

Slumdog Millionnaire



Quand une flemmarde va au cinéma et qu'elle doit braver par grand froid les 1500 mètres qui l'éloignent des salles obscures, elle espère bien ne pas être déçue. Et véritablement hier soir, ne prenant pas un grand risque diront certains, je suis allée visionner le film récompensé par les Golden Globes, adapté du roman de Vikas Swarup : "Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire".

En vrac, il nous donne de l'espoir, nous divertit, nous attendrit. L'envie d'aller en Inde nous submerge comme c'était le cas pour le fim "A bord du Darjeeling Limited" sorti l'année dernière.

Jamal, ouvrier indien illétré des bidonvilles est sur le point de gagner à "Qui veut gagner des millions" une somme que même les grands lettrés n'ont jamais atteint. Soupçonné de tricherie, il est interrogé par la police et sommé de s'expliquer sur ses réponses. C'est alors qu'il revient sur les passages de sa vie, de son enfance à ce jour qui lui ont permis de savoir quel personnage apparaît sur les billets de 100 dollars et autres réponses. On suit avec palpitations le récit de son enfance malmenée avec son frère, son aventure amoureuse et ses petits boulots.

On y voit l'Inde en pleine effervescence, Bombay tantôt en mode romanesque, tantôt en mode tragique, l'argent et ses conséquences. Les 2 heures de film sont passées trop vite... mais nous ont laissé une belle énergie et des couleurs pleins les yeux. Car c'est un beau film, gai et optimiste avant tout.

25nov. 2008

Pour son public


Comment tu m'aimes ?
On vous a déjà demandé jusqu'où vous iriez par amour ?
Fred Cavayé répond à cette question dans le film "Pour Elle", avec Vincent Lindon et Diane Kruger.

Julien, prof de français, organise minutieusement l'évasion de son épouse Lisa, incarcérée pour meurtre suite à une erreur judiciaire. Il élabore un plan si parfait qu'on se demande où le réalisateur a puisé ses idées...

On s'amuse de sa recherche de faux papiers auprès des seuls"gangsters" connus : les revendeurs de cigarettes dans la rue. On trépigne sur sa chaise jusqu'à la dernière minute.

Et alors qu'on est bien calé dans notre fauteuil, une main dans le pop-corn, on se demande si on pourrait agir de façon si romanesque et héroïque par amour... On est parfois prête à tout notamment à se battre pour une jupe à la caisse, oui mais pour notre amoureux... serait-on amenée à transgresser la loi et à se ranger du coté des fugitifs ?

Pour son premier film, le réalisateur nous surprend par son souci du détail et son côté bad boy !
Il réfléchi déjà à son 2eme film, un thriller. Par amour pour son public ?

Pour Elle, sortie le 3/12/08.

18nov. 2008

Happy baby blues

Dans la distribution du film Baby Blues, on retrouve en guest-star, une adorable chienne basset hound, nommée Esperanza. Mais aussi Karin Viard, proche de la quarantaine, partagée entre son désir d’évolution professionnelle et son désir de maternité -non partagé par son compagnon. 
Sa chienne incarnant alors un palliatif à l’enfant, est dorlotée, embrassée, câlinée, tout en bénéficiant d’une place privilégiée sur le canapé et de dégustations de bonbons avec sa maîtresse.
Petite anecdote : il paraîtrait que la chienne sentait très mauvais… un peu dur pour les bisous sur la truffe !

Les 2 personnages du couple, en proie à de gros doutes, consultent en secret, chacun de leur coté, une psy : Valérie Benguigui, parfaite. Mais il s’avère qu’ils ont décidé de consulter la même... La psy se retrouve alors dans une situation fort gênante et délicate amenant certains quiproquos.

Cette comédie romantico-parisienne avec une pointe d’humour british est aussi légère que pleine de charme. Certaines répliques resteront cultes « tu sous-estimes vraiment la pauvreté des rêves des femmes » et les spectateurs en couple auront bien des occasions de jeter des regards lourds et entendus à leur partenaire pour souligner certaines situations à fortes odeurs de vécu... avec et sans blues.

Baby Blues, de Diane Bertrand, avec Karin Viard, Stefano Accorsi et Jean-Marc Barr : sortie le 26 novembre 2008.

05nov. 2008

Musée haut, musée (très) bas

Je partais motivée à l'avant-première de "Musée haut, musée bas", en pensant voir une comédie humaine se rapprochant de "Le goût des autres" et non pas d'une satire grossière du monde culturel et artistique.

Soyez prévenu, il n'y a pas de scénario, pour ce film tiré d'une pièce de théâtre (pourtant) à succès, ou alors très maigre.

Vous rencontrerez, au fur et à mesure de votre visite dans le musée, tantôt le personnel très affairé et stressé, tantôt des touristes pressés, des intellectuels caricaturés à la limite du grotesque, des provinciaux débarqués, des copines bourgeoises et maniérées, mais surtout des familles ou des couples excédés.
Les traits sont forcés mais la constante réside dans le fait que tout le monde soit énervé, sans raison particulière, ou peut-être est-ce drôle ?

Gérard Blanc et Muriel Robin sont venus présenter le film avant sa diffusion : 5 minutes de présentation et aucun échange avec le public. A l'image du film, une intervention superficielle et décevante que la présence au générique, de nombreuses têtes d'affiches n'a pas réussi à rattraper (Victoria Abril, Valérie Lemercier, Josiane Balasko, Pierre Arditi, Isabelle Carré, André Dussolier...).

Sans intrigue et sans suivi dans la narration, ce film fut fort ennuyeux. A force de vouloir faire haut, on peut tomber très bas.
Pour les plus téméraires... le film sort le 19 novembre...

31oct. 2008

A visiter !


Il m’a fallu attendre jusqu’à fin octobre pour connaitre mon vrai grand coup de cœur ciné 2008...
Je vous invite fortement à découvrir
"The Visitor",
grand prix du festival du film américain de Deauville, qui aborde le thème sensible de l’immigration.


Un professeur solitaire d’une soixantaine d’années mène une existence plate, routinière et sans saveur dans le Connecticut. Il aimerait être doué en musique et tente d’apprendre la piano mais sans succès.
Dans le cadre d’un séminaire professionnel à Manhattan, il se rend dans l’appartement qu’il possède et y trouve un jeune couple d’immigrés sans papiers -victimes d’une arnaque immobilière- occupant les lieux depuis 2 mois.
Et contre toute attente, touché par leur détresse, il les invite à rester. Il se lie d’amitié avec eux et apprend à jouer du djembé avec le jeune homme, syrien. Le professeur retrouve ce qu’il avait perdu : une joie de vivre, de l’entrain, des échanges et rencontre enfin la musique.

Mais alors que son nouvel ami se fait malencontreusement arrêter dans le métro et menacer d’expulsion, le professeur va décider de s’investir pour l’aider à rester aux Etats-Unis…

On est touché par les sentiments, exprimés tout en pudeur et retenue, et par les rencontres aussi inattendues que décisives.
On est révoltés par les lois qui vous arrachent à vos proches en ignorant votre vie.
Les acteurs jouent juste et sans exagération, avec subtilité et une belle humilité.

 

27oct. 2008

Mesrine, l'instinct de mort

En pleine vague des biopics (Sagan, Piaf, Coluche...), je demande Mesrine. C'est Vincent Cassel, avec son charisme fou, qui joue le rôle du méchant et qui fait ça terriblement bien, en se fondant totalement dans le personnage. Les seconds rôles incarnés par Cécile de France, Gilles Lellouche, Gérard Depardieu sont également primordiaux dans l'évolution du personnage principal.

Le film qui retrace les 10 premières années du parcours criminel de Mesrine est passionnant, exhaltant, palpitant et poignant (et ce sera tout) et évite soigneusement le travers de la complaisance.

A voir donc, avant de rempiler dès le 19 novembre pour la seconde partie : L'ennemi public n°1.

Mais n'omettons pas de traiter de ce film sous son aspect greluche : on a beaucoup parlé du régime grossissant de Cassel qui a pris 20 kg en 4 mois pour le rôle. Expérience déjà vécue par Renée Zellweger qui avait dû prendre entre 10 et 20 kilos pour incarner Bridget Jones (vous remarquerez la pertinence de mes références...).

Interrogation personnelle : ça pourrait être sympa d'être payé pour surtout ne pas dépenser de calories et pour manger à gogo des choses supra-caloriques ?
Euh, en fait non, je ne suis pas sûre que je signerai mais je crois connaître quelques personnes qui seraient grandement intéressées.

Vincent Cassel a perdu tous ses fameux kilos sur le tournage, mais pour le commun des mortels, tout comme le commun des stars, il faut aussi songer aux frais à engager pour le coach minceur et le cuisinier aux menus allégés ! Instinct de régime...

14oct. 2008

Le flop ciné de la semaine : Vinyan

Une fois ne sera pas coutume, j'inaugure cette rubrique avec le film qu'il ne faut pas aller voir...
Vinyan retrace la quête desepérée d'un couple à la recherche de leur enfant perdu après le tsunami. Je me demandais si ce film vallait vraiment la peine de faire une chronique... Mais au moins, vous gagnerez 2h à ne pas y aller.
En sortant de la salle, m'est revenue en mémoire une des républiques cultes de "La Cité de la Peur", le film de Les Nuls : "Je n'écrirai rien sur ce film, c est une mer.. !". Sans vouloir aller jusque là, le film dont Emmanuelle Béart est l'actrice principale, est totalement grotesque. Et au cas où vous perdriez le fil, vous serez aidés par les effets spéciaux : quand il faut avoir peur, la camera tremble...

Par contre, je vous conseille Vicky Christina Barcelona, un bon Woody Allen avec Pénéloppe Cruz, Javier Bardem et Scarlett Johannson. Dans un décor barcelonais de carte postale, 2 américaines font la connaissance d'un beau peintre aux amours tourmentés. Le triangle amoureux du film se révèle plutôt être un quadrilatère... Equation bien compliquée dont la fin douce amère vous laissera songeur.