Pour les dingues de Jeunet,
et fous furieux de Delicatessen,
les amoureux d'Amélie Poulain,
les amateurs des images au teint un peu passé, si particulier,
de l'ambiance musicale millimétrée,
des personnages toujours un peu en marge et des tronches qui vous affichent
leur vécu,
il vous faudra encore un peu de patience pour pouvoir enfin vous délecter
du nouveau film de Jean-Pierre Jeunet : Mic Macs à tire-larigot.
Ayant eu la chance de le voir en avant-première au début du mois, d'abord
peu convaincue par le synopsis, j'ai retrouvé dès les premières secondes,
avec grande excitation tout ce que j'aime chez Jeunet.
Même lorsqu'il est
question de fabricants d'armes, le charme désuet de son univers déborde de
l'écran.

Avec un casting judicieusement composé d'une belle bande
d'hurluberlus, cette comédie se savoure comme une gourmandise.
Mon coup de coeur va à Omar Sy, que l'on connaît bien sous sa casquette
d'humoriste dans le duo Omar et Fred.
Son personnage remet au goût du jour les expressions désuètes et imagées :
revenons à nos moutons, ne mettons pas la charrue avant les boeufs, les
carottes sont cuites, chercher midi à 14h, passer du coq à l âne...
Toute une conversation tenue avec de telles expressions ne peut que vous
arracher des fous rires et vous donner envie à votre tour, d'utiliser un
langage old school !
Belle surprise également avec Dany Boon, qui tient le rôle principal du
film, initialement prévu pour Jamel...
Avec un ton juste et maîtrisé, il
nous rallie à sa cause. Celle qui suppose l'élaboration d'une revanche
envers les 2 fabricants d'armes qui l'ont à la fois rendu orphelin étant
petit et mis en danger étant adulte, une balle perdue étant logée dans sa
tête.
Aidé par sa joyeuse bande aux âmes écorchées mais heureuses, il
orchestre les talents de ses compères (cuisinière, matheuse, bricoleur
recycleur, petit homme canon, contorsionniste) pour parvenir à ses fins.
En attendant le 28 octobre, ne ratez pas le site facétieux qui vous plonge
dans l'univers truculent du film :
www.micmacs-lefilm.com
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