AccueilMoi-jeAilleurswwwSe culturifier

Strass&ballerines

03juin 2012

La quête du ombré hair ou le cheveu tie and dye

Pour qui vivrait à des années lumières de tout ce qui ressemble à un blog de filles et qui ne saurait donc pas ce qu'est le ombré hair ou le tie and dye, sachez que le cheveu bigoût, c'est comme le malabar, ça peut devenir une obsession. Si certains pensent qu'il pourrait s'agir de grandes repousses brunes avec des pointes blondes, les autres fashionistas sauront qu'il est en fait question de teinture ou plutôt de décoloration savamment étudiée sur les pointes, pour un effet soleil.

Alexa-Chung-Ombre-hair-105011_L.jpg

Les prémisses d'une obsession

En bonne lectrice de blogs féminins, je zieutais depuis quelques temps très attentivement les blogs de MarieLuvPink, Nizzagirl ou encore Absolutely Glamourous et Sushi Pedro... Je me présentais donc chez Avila, mon coiffeur chouchou à Strasbourg pour sauter le pas. 20 minutes de pose de décoloration et un shampoing/brushing plus tard, je ne voyais pas le changement. Ca "se verra à la lumière" et ça "va venir avec les 2/3 prochains shampoings"... Soit, je m'en contente, paye mon forfait coupe/couleur et m'en vais perplexe mais bien coiffée.

On me nargue

Je rencontre quelques jours plus tard une fille téméraire que je complimente sur son tie and dye. Elle ne voit pas le mien malgré la lumière et les 2/3 shampoings... Elle explique très simplement qu'elle a réalisé le sien elle-même, en suivant les tutoriels trouvés sur le net et en jouant avec 2 temps de pause pour la décoloration. J'admire le rendu tout en me disant que pour moi ce serait un peu trop marqué et que je prendrai pas le risque de me faire confiance !

coiffure ombre hair tie and dye

2eme chance

Au gré de mes errances sur facebook donnant lieu à quelques échanges de mail, je me retrouve invitée par la chargée de communication de Kraemer (merci Coralie !) au centre de formation L'Oréal pour...? un tie and dye (bravo à ceux qui suivent).
Avec 5 autres jeunes femmes, nous sommes prises en main et chouchoutées comme des reines. J'essaye de suivre le détail des données techniques mais c'est pire qu'en cours de bio. Rien ne me parle. "Tu prends un moitié 6, moitié 6.13 ou 15", ça parle écailles, patines et vernis. La technique est impressionnante, crêpage, techniques de pose avec aller/retour au doigt, mélanges de produits : je ne pensais pas que tout était si technique.

On m'explique le parti-pris tie and dye des lieux : les clientes ne sont pas prêtes à assumer un ombré hair trop marqué. Ils revisitent donc la tendance en l'atténuant et en lui apportant un max de brillance avec une patine supplémentaire. Effectivement, au brushing final, je découvre, un cheveu très naturel, super brillant, du miel, de la lumière dans les cheveux. Pas de démarquation, un rendu tout en finesse.
Bilan à J+5 : si certains ont remarqué quelques mèches plus claires, d'autres n'y auront vu que du feu...
Bilan à J+10 : mes cheveux ont éclairci ; le résultat reste naturel.
Bref. J'ai testé le tie & dye en mode ombré soft.

ombre hair tie and dye

16oct. 2011

Lost in networking

Chercher un emploi, c'est entrer dans la jungle. Capter les règles de survie et apprendre à parler le langage de la brousse.

Option 1 : l'entretien d'embauche

Arriver jusqu'à l'entretien, ça se mérite. Comme dans Koh Lanta, il va falloir passer différentes étapes de survie.

Ubud, Bali, Indonésie

Stratégie de base : scruter l'offre de recrutement. Fureter sur le net, s'abonner aux alertes, réactualiser son cv. Trouver enfin une annonce. Peaufiner sa lettre et adapter son cv. Sur 200 candidatures, passer la barrière des 5 ou 10 cv sélectionnés. Jusque là je m'en sors.

Là, pour se donner un coup de boost, rien de tel qu'une nouvelle paire de chaussures ou de craquer pour la chemise / la veste / le pantalon qui va bien (l'ensemble : c'est mettre tous les atouts de son côté, non ?).

Préparer son entretien, être à l'heure. Et comme toujours, faire façe à la question qui tue. Inévitable.

"Vous voulez des enfants ?" déclinable à l'infini et toujours dans une subtilité discutable : "quelle est votre situation familiale ?".

Il faut bien se rendre à l'évidence, la frange juvénile n'efface pas la ligne "33 ans" sur le cv !
"Bref. J'ai passé un entretien"...

Option 2 : le networking

Ou la stratégie d'attaque. Dans la communication, ce qu'on devrait nous apprendre dès le premier cours, c'est que le boulot se trouve majoritairement via le networking. On parle de cooptation. Attention, à ne pas confondre avec le piston, qui ne prend pas en compte les compétences. La cooptation consiste simplement à faire confiance à la préconisation de quelqu'un.

Dans cette fameuse jungle de candidatures, un petit mot de cooptation peut aider à faire passer le cv sur le haut de la pile. Ou même à passer un entretien avant qu'un poste soit à pourvoir.

Le networking -ou comment prendre des verres 2 à 3 fois par semaine via les clubs et autres associations de jeunes cadres dynamiques, permet en tous cas de faire des rencontres bien sympathiques ! De quoi garder carrément la pêche pendant les recherches.

Au passage, l'avantage d'avoir passé la barre fatidique des 30 ans et donc des 10 ans d'expérience, c'est que le cv a gagné une véritable identité. Fardeau pour les erreurs de parcours, avantage pour ceux qui comme moi n'ont pas trop bifurqué. Le cv est marqué au fer rouge de la communication.

Jungle Roe Mbeliling, Flores, Indonésie

Si le trajet est semé de quelques surprises, bonnes ou mauvaises, il s'avère très instructif.
Pour ma part, je n'ai plus eu droit aux fameuses questions "vos qualités, vos défauts ?".
On veut connaître mes valeurs, mes attentes, on s'intéresse à mes loisirs, même à mon périple indonésien.

Serait-ce un mode de recrutement "génération Y" ? Il semblerait.
A 33 ans, seule demeure la question old school et intemporelle des générations à venir : les enfants.
"Des projets d'enfants sinon ?".

PS du 21 octobre : j avais raison d acheter de belles chaussures pour mon entretien... suis embauchée ! et si je m achetais des bottes pour mon 1er jour ? ;-P

02avr. 2011

Etat des lieux weekendesques

On dirait que ce blog est en train de virer blog de voyage ! Et ce ne vas pas en s'arrangeant car vous vous entendrez parler très bientôt de mon week-end à Amsterdam, prévu dans 2 semaines...

Version week-end à Strasbourg
Je dois avouer qu'en ce moment mes week-ends strasbourgeois ne sont pas des plus palpitants. Je me gave d'informations liées au web 2.0, réseaux sociaux, génération y, community management et autres geekeries pour la construction de mon mémoire mêlant les thèmes de l'événementiel et des média sociaux. Mes samedis marient ainsi recherches en bibliothèque et craquages (in)contrôlés d'autocongratulations dans les boutiques qui se trouveront sur mon chemin retour. Autant dire qu'avec mes robettes kookaï et autres sandalettes je suis plus que prête pour l'été. Sauf qu'aujourd'hui il faisait 25° et que j'étais toute la journée derrière l'ordinateur...

C'est que ma méthode de travail, très certainement discutable, est de sortir la semaine car je n'ai plus la force de me mettre à bosser le soir et de bosser le week-end... C'est un peu tordu la vie d'une trentenaire frangée qui décide de reprendre les cours pour une année...


Crédit photo : Lonely Planet

Lire la suite

18déc. 2010

Psychologie de la teinture de cheveux

A 30 ans, on a -au moins- le bénéfice de plusieurs années de recul et de vécu ô combien intéressant en terme de psychologie de teinture capillaire -en l'occurrence expérience des copines puisque je n'ai jamais sauté le pas. On aura également testé les coupes de cheveux improbables pour enfin trouver à peu près la coupe qui nous va -et qu'on dénigrera dans 10 ans.

La théorie du nouveau départ
Toute fille a déjà répandu ou du moins entendu l'idée qu'une nouvelle coupe de cheveux était le point de départ d'une nouvelle phase de sa vie, ou plutôt l'illustration d'un nouvel élan. Voilà comment on peut se persuader qu'une chose totalement futile peut influer de façon existentielle le cours des événements.
"Depuis que je suis blonde, j'ai changé de vie" nous suffira amplement pour preuve tangible et irréfutable du bien fondé de cette théorie ancestrale.
coloration.jpg

Lire la suite

05nov. 2010

Petit traité de la radinerie ordinaire

Sujet bien évidemment très épineux : personne n'aime être taxé de radin et pourtant chacun aurait pu plaider coupable au moins une fois dans sa vie.
Alors si autour de moi, il y a très très peu de spécimens (je tiens à garder mes amis), il faut avouer que j'ai tout de même rencontré des cas d'études intéressants ! petite mendigote Pour commencer, mon papa avait bien tenté de s'y mettre à mon adolescence. Il vivait une période assez dure de sa vie et son réflexe c'était de tésoriser. Mais il n'a pas réussi bien longtemps. La joie de vivre a repris le dessus et le porte-monnaie s'était détendu. Depuis j'ai toujours pensé que bonheur, propension à consommer et façon d'épargner était intimement liés. Pas sociologue ni psychologue pour un sou (...), je me satisfaisais juste de cette observation. mendigote Arrivèrent les premiers salaires et avec eux le copinage entre salariés et les premières anecdotes monétaires. Avec ceux qui doivent ramener le dessert mais qui l'oublient, ceux qui zappent systématiquement vous avoir emprunté de l'argent ou des cigarettes, ceux qui vous doivent éternellement un pot ou une invitation... "Tu peux me payer ma glace, je veux pas casser mon billet ?". Au final, au bout de 2/3 anecdotes, on est fixés mais surtout on fait avec !
Car tout ceci est plutôt amusant comme gymnastique psycho-contorsioniste.

Comme tout est question de relativité et de frontières très minces entre avarices et manque de savoir vivre, mieux vaut zapper ou dire franco ce qu'on a sur le coeur. D'ailleurs les vacances en groupe sont souvent le moment où l'on découvre, entre autres, la vraie nature des portes-monnaies de nos amis.

Si je pense à tout ceci, c'est qu'en me relançant dans la vie étudiante, j'ai vécu quelques semaines d'incertitude liées à mon avenir bancaire. Et finalement je me rend compte qu'aujourd'hui je consomme nettement moins et pourtant je suis bien plus zen ! Forcément logique : je gagne moins, je consomme moins. Et bien en fait, non pas vraiment...

Si je consomme moins c'est surtout parce que je me sens moins frustrée par le cours de ma vie personnelle et professionnelle. Parce que j'ai cette chance actuellement d'avoir plus de temps pour moi, d'avoir repris les études comme je le souhaitais.
J'ai moins besoin de compenser et donc moins d'envies frénétiques de shopping (attention j'ai juste dis moins, tout en relatif). Oui le gilet Kookai me fait de l'oeil mais je n'en ai pas réellement besoin (tout de suite). On verra pendant les soldes... Il y a quelques mois encore, chaque jour, je m'achetais une bricole. Le Monoprix était ma bouée de sauvetage ; brosse à cheveux ou plat à tarte, tout était prétexte à dépenser.

Aujourd'hui mon porte-monnaie se fait plutôt discret et on va dire que ça arrange plutôt bien mes affaires et mon moral.
On refait le point en période soldes ou même lundi, quand je serai rentrée de mon week-end parisien !

18oct. 2010

Billet (de train) guimauve

C'est en rentrant d'un week-end de moins de 24h à Paris, décidé en un éclair, que je reprends ma semaine avec un petit goût de nostalgie... et pas seulement parce que j'ai abandonné l'équivalent du prix d'une belle paire de bottes pour financer mes billets de train au prix fort (forcément en se décidant une heure avant le départ je n'allais pas faire des affaires mais plutôt renflouer les caisses de la Sncf -plutôt malmenée ces jours-ci). Mais je m'égare. train.jpgSamedi après-midi, alors qu'en tant que bonne élève, je me préparais à l'idée de faire mes devoirs et plus précisément mon étude de cas marketing, j'ai été prise d'un besoin irrépressible de me rapprocher de ceux que j'aime. Et pas seulement pour m'éloigner de mes bouquins ! Mais plutôt pour faire le plein de bons sentiments, passer une soirée à refaire le monde en dînant, s'endormir dans la même pièce en pleine discussion -comme au temps des colonies de vacances, prendre le temps de partager un petit déjeuner.

C'est là que l'on perçoit que le bonheur prend sa source dans les moments les plus simples du quotidien : plaisir des retrouvailles sur le quai de la gare, où l'on reprend la dernière conversation là où on m'avait laissée ; préparer un thé, puis un autre, parler la bouche pleine tandis qu'on beurre la tartine suivante (oublier les calories, ça joue aussi).
petit_dejeuner.jpg
Dans le train du retour, je souris à la vitre... je souris d'avoir dépensé 150 euros pour passer 15 heures auprès des miens tout en calculant que 10 euros de l'heure c'est une bonne affaire comparée au prix des bottes (pragmatique la fille) !
Et le goût prononcé d'irraisonné du départ sur un coup de tête (encore un symptôme de la crise de la trentaine ?) exhausse la saveur de cette parenthèse chal(h)eureuse.

Pour le prochain week-end parisien prévu début novembre, le coût horaire va très nettement baisser : les billets sont pris depuis 2 mois et le séjour durera 3 jours.
De quoi boire des litres de thé, aller au salon de la photo, cocooner, bruncher, shopper et carrément rentabiliser le prix du billet !

Je file faire mes devoirs maintenant...

13oct. 2010

Crise de la trentaine, isn't it ?

Lorsque je résume mon parcours de ces derniers mois, je vois des néons clignoter sur le front de mes interlocuteurs et des panneaux 4x3 en arrière plan. Ils affichent effrontément l'accroche qui tue : crise de la trentaine...

Pourquoi après avoir travaillé 8 ans dans la même agence de communication et avoir entamé un bilan de compétences, avoir tout plaqué pour un CDD de chargée de marketing opérationnel (oui j'avoue je reste dans le même milieu quand même) ? Puis à l'issue de celui-ci choisi de reprendre mes études là où je les avais arrêtées (dans le marketing toujours... pas complètement cinglée la fille) en redecouvrant par voie de conséquence les joies (et le salaire) du statut de stagiaire ?

30_ans_sinon_rien.jpg
Lorsque certains de mes interlocuteurs me complimentent poliment pour mon -supposé- courage, je réponds en toute franchise que, sans doute, parfois les choix deviennent tellement évidents, qu'il n'est plus question de courage. Les choses se mettent en place naturellement car elles correspondent avec évidence à nos aspirations (et là, je paraphrase à peine Paulo Coelho dans "L'Alchimiste") !

A 20 ans et quelques, quand on entre dans la vie professionnelle, on sait à peu près ce que l'on veut. Et à 30 ans on sait ce que l'on ne veut plus.
Autour de moi, cela semble être une vérité générale, une tendance fédératrice. Presque banale ?
Certains quittent leur job sans rien derrière, se mettent à leur compte, remettent tout en question. Les trentenaires de ma génération semblent être un bon fond de commerce pour les prestataires de bilan de compétences !

Comme si cela ne me suffisait pas, j'ai décidé, avant de replonger dans une vie professionnelle trépidante, de clore cette année scolaire par 3 mois de vélo. 6 000 km de Strasbourg à Van, en Turquie qui me feront traverser l'Italie, la Croatie, la Grèce... de quoi illuminer mon regard lorsque je serais une mamie frippée racontant son passé. Soit-dit en passant, tout ceci étant encore au stade de projet, rien n'est contractuel et tout peut encore évoluer :-)

Voici une crise de la trentaine, s'il en est, qui a complètement effacé les quelques frustrations passées. Car quand je regarde mieux les affiches et les néons en face de moi, j'y lis distinctement : Vive la crise de la trentaine !

26sept. 2010

Rentrée studieuse

La nouveauté marketing de cette rentrée ? C'est que je retourne sur les bancs de l'école, pour un master 2 !

Alors si j'avais consciencieusement fait mon shopping en prévision : derbys zizi de repetto, nouveau sac, nouvelles lunettes et nouvelles tenues, je ne faisais pas la fière pour autant le premier jour aux côtés de mes 22 nouveaux camarades, pour la plupart encore bien en-dessous de la barre fatidique des 30 ans... Ai bien fait de me constituer préalablement un stock de converse, moi !

L'été, lui aussi, avait été (partiellement) studieux : il suffit de se plonger dans l'Express spécial Strasbourg de cette semaine pour découvrir ma douzaine de nouvelles chroniques sur les bonnes adresses strasbourgeoises, dont le mythique et institutionnel supermarché bio : le Serpent Vert. Et comme je suis toujours aussi addict du restaurant l'Assiette du Vin, je n'ai pas oublié d'en reparler !

tags marseille

Marseille, qui avait abrité partiellement ces quelques jours d'activité rédactionnelle, s'est avérée être le lieu idéal pour puiser créativité et inspiration. La ville qui m'avait parue d'abord peu attrayante avec ses tags omniprésents et son fouillis permanent s'est révélée au fil des jours cosmopolite, bouillante d'énergie, booster de créativité. Elle vit le jour, la nuit, offre culture et sorties. Citadine, elle est tantôt hype sur un apéro bateau électro, tantôt populaire sur ses marchés. Elle sait aussi s'ouvrir sur la nature, à deux pas de la ville et prendre la mer aussi souvent que possible. Ouverte et accueillante, elle mixe harmonieusement un maximum de cultures. Muse de créateurs en vogue, elle inspire d'ailleurs 3 de mes marques bien aimées : D Dikate, Sessun et American Vintage...

d dikate

Comme prévu, j'y ai sillonné la ville en vélo, la mer en bateau, les calanques à pieds, shoppé savon et cagole (la bière locale) dans le Panier, dégusté bouillabaisse et flétri mes pieds dans la piscine. Je n'ai pas ouvert la moitié des livres qui remplissaient la moitié de mon sac mais juste le nombre honorable de 2, ce qui fait une moyenne de 1 par semaine. Hum.

J'ai par contre assuré une revue de presse méticuleuse des revues féminines de références.

Je rattraperai donc cette moyenne littéraire désastreuse durant l'année scolaire, qui se voudra bien évidemment studieuse... J'ai déjà la tenue pour !

31août 2010

Tranche de vie sur l’aire du Poulet de Bresse


Oh joie toute particulière de l’annonce d’une aire de repos avec station essence, superette, sandwicherie, point presse et wc !
Qu’on s’y arrête par hasard total ou pas, l’arrêt dans ces aires prend une dimension toute spéciale lorsqu’on est sur la route des vacances.

Attiré par le fumet du sandwich sous plastique, d’un petit pain au chocolat sans saveur ou d’un thé trop sucré, on accoure avec entrain vers les délicieuses aires d’autoroutes, tout en espérant pouvoir profiter de l'animation gratuite d'une marque de petits pots pour bébé ou de croquettes pour chien et acheter les derniers cadeaux souvenirs oubliés : somptueux pain de toilette à la lavande, nougat de Montélimar ou rognons de coq en gelée. 

Après des kilomètres de bitume bordé de champs peuplés de vaches endormies, la station essence devient, telle une oasis d’autoroute, un havre de vie contenant tout pour notre survie et bien plus. On y retrouve du lien social factice en profitant de l’organisation d’un simili village idéalement marketé et animé par le chassé croisé de vacanciers au nuancier variant de blanc à hâlé.

Pendant que l’homme y cherche de la nourriture, les enfants trépignent et se battent pour le toboggan tout en réclamant des barres chocolatées et les femmes se résignent à faire la queue 30 minutes pour accéder à des toilettes saccagées par les précédentes. 
On joue le jeu, on paye volontiers son sandwich et son coca 15 euros et on prend le risque de déclencher une guerre en grugeant la file d'attente. Si on assume son côté badaud en short et tongs, c'est en se persuadant que les autres sont plus beauf que nous. 


Une fois rentrés, que les vacances sont derrière nous, on repense à ces derniers moments avec nostalgie. Car le prochain arrêt en oasis autoroutière n'est plus vraiment à 320 km mais plutôt à 320 jours de nous...

31juil. 2010

Comme une envie de danser et swinguer !

Les ray-ban sont sur mon nez,
la crème solaire étalée,
le panama bien vissé.


Le hamac s'est invité près du bougainvillier,
le chat voisin est venu s'installer,
la piscine s'est réchauffée,
c'est l'heure du farniente.

L'apéro est déjà prêt,
la famille est à côté,
les copains vont arriver,
le figuier prépare son petit effet.


Et comme chaque année, ça va recommencer :
l'envie de tout plaquer et de risquer,
d'aimer, rigoler, partir, voyager.

Euphorie d'un instant qu'on ne voyait plus se pointer :
l'arrivée à la location d'été !


- page 1 de 4

Blogs voyage