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Strass&ballerines

26mai 2013

Lisbonne, la belle

Dans la continuité de mes vacances cap-verdiennes baignées entre langue créole et portugaise, j'enchaînais avec un week-end prolongé de mai avec la belle Lisbonne qui, entre rétro et tendances, mixe parfaitement bien les genres pour se faire adopter.

Alfama

Oui, avec ma complice de week-end, on a fait toutes les files d'attentes des adresses old-school incontournables :

conserverie

la conserverie de sardines où une vieille dame emballe soigneusement chacune de vos boîtes, la pâtisserie de Belem pour ses pasteis -à se damner c'est vrai, la ville de Sintra pour ses queijadas (gâteaux au fromage) qui n'ont l'air de rien mais qui rivalisent dangereusement avec les pasteis.

On s'est retenues (un peu) de ne pas dévaliser les petites boutiques avec des produits de beauté aux packagings désuets.
Oui, on a mangé de la morue tous les jours en en redemandant. En brandade ou en grillades : c'est délicieux !
Petite déception cependant : les oeufs de sardine "caviar portugais" n'ont pas tenu leur promesse ou n'ont pas trouvé leur public avec nous...

tram

Oui, on a joué le jeu du tram avec plaisir. On a grimpé des pentes de malade pour les redescendre dans la foulée en se trompant de chemin. Et on a testé des bars à l'avant-garde, découvert des boutiques tendance et logé dans le Bairro Alto, le quartier des restaurant et des bars qui bougent, dans un appartement loué via Air BnB à 50 euros la nuit.

lisboa

A ne pas rater : le quartier de l'Alfama avec ses ruelles typiques, ses maisons blanches et ses guirlandes dans la rue. Bélem pour le patrimoins culturel et les pastéis, Sintra pour le château de Pena -grandiose- et ses queijadas. Lisbonne dans son tout, une destination idéale pour un week-end prolongé petit budget-grands souvenirs.

19mai 2013

Hasta la vista Boa Vista

Un mois que je suis rentée du Cap-Vert. Et un mois pour me décider à écrire ce billet. Pourquoi ? Peut-être parce que le périple avait moyennement bien démarré. Parce qu'au lieu de pouvoir découvrir plusieurs îles du Cap-Vert grâce à des vols intérieurs, nous avons été "bloquées" sur Boa Vista pendant 2 semaines. Seul 1 des 3 avions de l'île assurait les trajets en question. Au premier abord, en filles gâtées, on a été un déçues. Et au final, cela nous a permis de découvrir toute l'ile en 2 semaines plutôt qu'en 2 jours, et ainsi de nous attacher à ses couleurs, ses plages magnifiques, ses habitants à la cool, sa musique enveloppante, ses plats de poissons grillés et ses petits secrets.

playa

Des couleurs

La mer turquoise avec ses plages de sables blancs, les étendues de roches et de reliefs volcaniques, les maisons rouges, jaunes, bleues ou vertes, le désert si blanc et le ciel si bleu. Voilà les couleurs de ce tableau au carrefour des cultures africaines et portugaises.

Boa Vista

On y parle le créole et le portugais et les cultures y sont bien brassées, on y mange du poisson grillé, on y boit du grog et on vit en chantant. Le sourire est de rigueur et la discussion est aisée.
Les 6 villages vivent au ralenti et dès qu'on en sort, on se sent seul au monde sur la rocaille qui sert de route vers un nulle part -que l'on rejoint forcément en 4x4.

4X4 boa vista

Des rencontres

rencontres

En deux semaines :
. nous nous sommes attachés aux habitants et à nos hôtes de la Casa Velha, notre maison d'hôtes, havre de paix et de convivialité.
. Avons vu une baleine des mers et des tortues de mer, mangé des tonnes de thon grillé, et de la cachupa : plat local à base de féculents et de choléstérol :-)
. Avons croisés quelques européens venus pour le kite surf principalement ; voire la planche à voile (moins frime) -si le vent vous rebute, évitez la destination.
. Avons raconté nos vies aux différents guides improvisés croisés sur notre route, aux quelques expatriés entrepreneurs -surtout italiens et allemands- qui ont flairé la destination qui va finir par exploser, quoiqu'encore relativement préservée. Dans les années à venir, de gros complexes hôteliers sortiront de terre et l'île aura déjà changé de visage.

Combien de fois avons-nous été invitées avec mes 2 complices de voyage à reprendre en coeur les refrains portugais des classiques de Cesaria Evora ? On a arrêté de compter. La musique omni-présente rassemble les gens et réchauffe les coeurs. Et quand on la savoure avec des beignets bananes, le paradis ne semble plus très loin. Demandez à la Creaminelle dont j'attends toujours des beignets ;-)

Escapade sur l'île de Santiago

rua banana

Nous avons finalement trouvé un moyen de nous échapper 2/3 jours sur l'île de Santiago avec un mini-avion de 13 places. Si Cidade Velha et sa rue des bananes nous a littéralement séduites, Praïa la capitale du Cap-Vert avec son agitation continue, nous a donné envie de retrouver la sérénité de Boa Vista.

Vous partez pour le Cap Vert ? Evitez l'île de Sal qui ne compte que de gros complexe pas grand chose à voir...
Vous optez pour Boa Vista ? Un conseil, évitez le Riu, cet énorme complexe hôtelier dont on ne sort pas. Préférez les chambres d'hôtes pour le contact avec les locaux, louez des vélos à 10 euros la journée pour découvrir l'île, optez pour un ou plusieurs trecks avec les passionnés de Baobab Tour, tentez le catamaran quand la mer est à peu près calme pour voir les baleines, goûtez le punch à base de grog, de citron et de miel, marchez dans le désert, embarquez vos masque, palmes et tuba pour nager avec les tortues de mer... et laissez vous vivre sur l'île "no stress" avant de lui dire, avec un pincement au coeur, hasta la vista Boa Vista !

no stress

22juil. 2012

Allo Marseille ? J'veux du soleil !

Après un mois catastrophique en terme d'ensoleillement estival, je m'en allais chercher le soleil à Marseille pour un petit week-end prolongé. Soyons simple et efficace : chambre d'hôtes dans le Panier, escapade à Cassis et petites adresses bien senties, il n'en fallait pas plus pour se requinquer !

Etape 1 : un petit nid dans le Panier

Au Vieux Panier

Trouvée au hasard de mes recherches sur le net, il ne me fallait finalement que peu de temps pour tomber sur cette maison d'hôtes en plein coeur du Panier.

Au Vieux Panier Déco

Chaque chambre est décorée par un artiste sur un thème précis. Si j'ai hésité pour la chambre pleine de tags (très marseillais), j'ai opté pour la chambre "Ciel" pour son aspect zen. J'ai craqué pour la déco du salon commun, pour la situation idéale dans la ville, le savon de Marseille dans la douche en ardoise, la playlist personnalisée dans chaque chambre. Au petit déjeuner, on s'y retrouve nez à nez avec d'autres trentenaires au profil similaire. On devait tous penser avoir déniché la petite adresse qui va bien. Mais bref, on est comme tout le monde :-) Et on a tous craqué sur la terrasse sur le toit !

Etape 2 : Cassis

Si Marseille mélange toujours aussi bien soleil et bonne humeur, nous avions envie d'une mini évasion à Cassis. Et là, c'est le drame. Aucun bateau n'y conduit. La gare de Cassis s'arrête à 3,5 km du centre et le bus met plus d'une heure avec changements... A se demander si les touristes sans voitures y sont les bienvenus. Après avoir balayé l'option voiture de location à 75 euros la journée, nous avons eu le déclic "location scooter". La solution idéale pour éviter les problèmes de parking et profiter du trajet le long de la route de la Gineste à travers le massif des Calanques.

Cassis

Un poisson grillé sur le port, une sieste à la plage. Vive les bonheurs simples !

Etape 3 : test de la panisse de Marseille

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Si nous nous sommes régalés de poissons, nous avons aussi testé, toujours dans Le Panier, la "fameuse" panisse de Marseille. Le mot jusque là inconnu à nos oreilles et à nos papilles, nous a convaincu par son aspect chantant.

panisse

Cette pâte à base de pois chiche est servie telle un sandwich, accompagnée de saumon ou de carpaccio. Manque de finesse mais a le mérite de caler pour le trajet en train de 6h !

Même en week-end express, Marseille convainc toujours autant par son mélange des genres. Elle se refait une beauté et elle évolue mais reste fidèle à elle-même : populaire. Et ensoleillée.


En savoir plus :
Chambres d'hôtes Au Vieux Panier : www.auvieuxpanier.com
Location de scooter : www.locscootermarseille.com (compter 40 euros la 1/2 journée en 125 GT)
Avec Air France, l'aller simple est à 50 euros quand on s'y prend un peu à l'avance. C'est top !

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14juil. 2012

Dublin express

Dublin ? J'y étais indifférente avec grosse tendance je traîne des pieds. Quand j'ai appris que mes fonctions professionnelles allaient m'y conduire 3 fois en 3 mois, je pense que j'étais la moins emballée de la terre. Heureusement, les autres s'enthousiasmaient pour moi.

Atomes crochus

Moi qui m'enthousiasme pour les destinations lointaines et au minimum au sud de la France, rien ne m'avait jusqu'alors amené à m'intéresser davantage à l'Irlande. Ou peut-être à peine l'idée d'un pull irlandais !
Premières impressions à mon arrivée : tout le monde est effectivement très gentil. Aucun n'a failli à cette réputation. Accueil chaleureux, des chauffeurs de taxi bavards et accueillants, des sourires, des gens qui ont l'air vraiment contents de vous rencontrer, une réelle attention...
Dès ces premiers moments, je baissais la garde.

L'atmosphère

Si la météo est capricieuse, elle nous donne un aperçu des 4 saisons en quelques heures. Comme à Londres, la pluie fait partie du voyage : l'occasion idéale de rentrer dans un pub. Dans bon nombre d'entre eux, des musiciens jouent en live, et l'ambiance détendue et chaleureuse crée une atmosphère particulière. Je prends une Guinness pour compléter le tableau.
Bon, raté, je n'aime toujours pas la bière et encore moins la Guinness. Comme le dit Cyprien : c'est amer, c'est dégueu, je vais vomir. Mais comment peut-on boire ça ?

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En tous cas, même fâchée avec la Guinness, moi qui n'avait pas d'attrait particulier pour les pubs irlandais en France, je pense que j'y retournerai -pour un coca- avec un oeil neuf et un meilleur entrain.
Mais la pluie s'arrête déjà. C'est le moment de repartir pour une ballade dans les rues bordées de belles maisons de briques rouges, ornées de somptueuses portes.

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Quand la soirée commence, il est temps de prendre l'apéro à The Church, un bar restaurant dans une église -oui on a le sens du sacré ici ;-) avant de filer à une Irish Night.

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Le concept ? Une sorte de dîner spectacle qui permet un aperçu condensé des danses et musiques irlandaises. Encore une fois je traînais des pieds, et finalement me suis prise au jeu.

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Airlington

Il y en a pour tous les goûts : plus intimiste avec l'Irish House Party, et plus populaire à Airlington, tous deux à deux pas de Temple Bar, la mecque des amateurs de pubs. Assurément à voir.

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Pour l'ambiance sonore de la rue, ce sont les mouettes qui assurent. On ne voit pas la mer, mais elles nous rappellent que les villages de pêcheurs ne sont qu'à quelques kilomètres, au cas où l'on aurait envie de s'évader un peu ! Il fait plus frais que chez nous ? On se réchauffe avec l'ambiance des pubs, on s'enroule dans son gros pull irlandais et on oublie pas son parapluie. Le sourire, pas de doute, il est de série. Alors vivement mon prochain séjour que je puisse en voir un peu plus que pendant ces 2 jours !

Le week-end prochain, direction Marseille (ma ville coup de coeur) et Cassis, en express. Histoire de -quand-même- rétablir ma moyenne pluie/soleil !

27mai 2012

Maroc Express

Alors que s'achève le mois de mai et que nous profitons du dernier de ses week-ends prolongés, je replonge dans les quelques photos de mon séjour express au Maroc de ce début de mois... où Fès, Chefchaouen et Meknès m'auront livré quelques-uns des multiples visages du pays.

Etape 1 : Fès, l'authentique

Est-ce le plaisir de retrouver le Maroc après plus d'un an ? Est-ce l'amabilité de notre ami Youssef, l'hospitalité de notre hôtesse du Riad Le Cèdre d'Argent ou les 5 repas avalés pendant la journée ? Toujours est-il que j'ai trouvé à Fès l'authenticité que je recherchais après mon dernier séjour à Marrakech.

Riad Fez

Perdue dans le souk, tantôt en admiration devant le travail des artisans, tantôt sur une terrasse panoramique improvisée en train de siroter un thé à la menthe, je retrouve les saveurs d'un voyage où rien n'est prévu mais où tout est possible. Nous embarquons alors pour la journée avec un argentin et partageons la découverte des tanneries avant de nous mettre à table et de parler voyages, évidemment.


tanneries fez

Dans le souk, un vendeur d'encens me dit en arabe (merci Youssef pour la traduction) que j'ai une bonne étoile avec moi. Voilà encore une chose que j'aime au Maroc. Cette part de magie toujours présente, ces croyances fortement ancrées et loin de nos vies un peu étriquées.

Enfin, l'info capitale pour les modeuses : oui, on trouve des bottes en kilim à 50 euros !

boots kilim

Pour le prix où on les trouve en France, il est permis d'en prendre 4. Est-ce que j'en ai acheté ? Bah non, pas moyen de trouver ma taille. Ma bonne étoile devait sûrement se boire un thé ailleurs à ce moment là !

Etape 2 : Chefchaouen, la vie en bleu

chefchaouen

Arriver à Chefchaouen, c'est comme entrer dans un rêve. Après 3h de route, on arrive en haut d'une montagne. Et au milieu de nulle part, soudain nous apparaît la ville bleue. Magique. Nous laissons la voiture à l'entrée de la ville. En quête de notre maison d'hôtes, nous nous arrêtons sans cesse pour nous émerveiller de toutes ces ruelles bleues, ces maisons bleues, ces escaliers bleus, ces portes... bleues.

chefchaouen hammam

Si certains restaurateurs auront fait preuve de techniques de vente quelques peu agressives pour nous attirer chez eux, nous avons tout de même apprécié cette ville paisible où le bleu c'est certain apaise l'âme.

chefchaouen

Etape 3 : Meknes, impression mitigée

Nous finissons le séjour au coeur de la médina de Meknes, ville impériale. Si nous nous régalons toujours autant, la ville nous surprend par son souk regorgeant de "made in China" et l'agressivité de ses vendeurs. Une belle rencontre nous permettra cependant de sortir de la médina pour nous perdre dans les puces, rencontrer des artisans terriblement attachants et donner plus de saveur à cette dernière étape.

fnac

Dans l'avion, un petit pincement au coeur : le Maroc me manque déjà. J'aime tant le désordre organisé de ces souks, cette vie en ébullition. Petit goût d'amertume aussi par rapport aux quelques remarques entendues sur notre amitié avec Youssef. Décidemment, la plupart des gens ont du mal à s'imaginer une relation amicale avec un français sans contrepartie financière. C'est tellement dommage.

lait amandes

3 semaines après mon retour, seuls perdurent la saveur du lait amandes siroté à Fès, le souvenir de la douce chaleur de Chefchaouen et l'odeur addictive de l'eau de fleur d'oranger ramenée dans mes bagages. Et quelques kilos probablement aussi ;-)

09avr. 2012

Lausanne, le temps d'un week-end prolongé

Ce que je retiens de mon week-end suisse, c'est le temps. On dit parfois que les suisses sont lents. Je dirais simplement qu'ils savent prendre le temps.

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Je me suis donc surprise à prendre le temps de :

  • dormir,
  • finir mon snood en tricot corail (yesss !) entamé il y a quelques semaines,
  • de manger (le fromage suisse n'a plus de secrets pour moi)


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  • de marcher au bord du Lac Léman (vivifiant)
  • de me baigner aux Bains de Lavey : des thermes extra en pleine vallée, entourés de hauts sommets enneigés
  • de déguster du vin dans le vignoble en terrasses de Lavaux, site inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco


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  • de bouquiner dans la magnifique bibliothèque de l'EPFL (à ne pas rater)


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  • de faire un peu de lèche-vitrine dans les rues piétonnes du centre ville, aux faux airs de Prague.


Je ne sais pas si c'est la Suisse ou mon état d'esprit du moment. Je n'ai pas couru dans le métro, je n'ai pas été stréssée un seul instant.
Je me suis promis de revenir en été pour pédaler autour du lac, profiter de la baignade au pied des montages, faire une cure de fromage et surtout, de prendre mon temps.

Un des titres de leur presse quotidienne s'appelle Le Temps. Je ne comprenais pas pourquoi jusqu'à ce week-end...

01avr. 2012

Londres ou comment se prendre un coup de vieux en un we !

2 semaines après mon retour et quelques jours avant un nouveau week-end prolongé en Suisse, voici quelques mots sur mon week-end londonien. L'occasion de prendre le pouls de la ville et de célébrer quelques retrouvailles.

Fêter la St Patrick

pub

Ce n'est qu'en arrivant à Londres que je réalisais que nous étions en plein week-end de la St Patrick. Bonne élève, je me ferai une petite place dans les pubs en boycottant la bière et en me reportant sur le Pinot Gris, en bonne alsacienne je suis. Qu'importe le breuvage pourvu que l'ambiance soit bonne.

Se ballader sous la pluie

On a beau se plaindre, un week-end londonien sans pluie n'est pas un vrai week-end londonien. Comme une bonne copine à qui on vient rendre visite, elle était là. Sans elle, le voyage n'aurait pas eu la même saveur.

pluie

Elle cédait finalement sa place au soleil pour un dimanche à Camden. Et là : le coup de vieux. Moi qui m'amusait généralement de cette ballade entre vendeur de gadgets, tatoueurs et techno à fond, me suis un peu ennuyée :-(

camden

Shopper sur Oxford Street

Comme M. et Mme Tout le Monde, je suis passée par la rue du shopping. Rien trouvé chez Topshop (trop de monde, trop de choses criardes, trop cher, trop cheap), mais Urban Outfitters recueille toujours autant mes faveurs.
J'en ressortais avec un petit butin de bijoux ethniques et vernis orange complétant ma jolie collection de vernis corail/orange. Les prix sont vraiment exorbitants pour des babioles mais j'aurai été trompée sur le moment par mes mauvaises conversions £/€. Pas de craquage niveau fringues à noter car je ne me suis pas sentie prête à sauter le pas des t-shirts ultra-courts.

urban outfitters

Car tenez-vous le pour dit, ici tout est ultra court : le t-shirt au dessus du nombril et le micro-short qui ne pardonne rien. Le tout mixé avec de l'ethnique, de la dentelle et du fluo. Encore une fois, je me sens un peu vieille pour ça. Même si je note que les anglaises n'ont aucun complexe à porter de l'ultra-court même quand leur morphologie leur crie un grand non !

Se poser à South Kensington

C'est dans le quartier français que se trouvait notre hôtel. Kitch et classe à la fois. Très anglais avec sa moquette à carreaux. Appréciable pour son calme (oui on finit par apprécier).

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Prochaine destination : Lausanne pour bien démarrer le printemps. A part le lac, le calme, la raclette et le chocolat, je ne sais pas trop à quoi m'attendre si ce n'est à : à peu près le contraire de Londres !

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21déc. 2011

Mon béguin pour le Bénin

En plein décembre, en recherche de soleil et de dépaysement, j'embarquais pour un séjour express de 8 jours au Bénin. Comme toujours, quelques images d'Epinal en tête, je jonglais sur place entre petites déceptions, belles surprises et grandes rencontres. De quoi croquer le Bénin, en accéléré certes, à pleines dents.

marché lobogo bénin

Foison de couleurs

Arpentant les marchés de Dantopka ou de Lobogo, les couleurs égayent le tableau et nos humeurs. Les boubous se croisent devant les étals de fruits, d'épices et de volailles. Un concentré de vie se joue dans les allées du marché. Certains dorment à même le sol, d'autres se font lisser ou tresser les cheveux pendant que d'autres négocient au marché vaudou, les lézards séchés ou les ossements d'animaux heureusement indéterminés.

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Au moindre filet de musique couvrant les cris des poules ébouillantées, on danse. Toutes les occasions sont bonnes pour trinquer au sodabi, l'alcool de palme local. Dans un esprit de convivialité, il se partage forcément dans un même verre à l'hygiène discutable.

Dépaysement garanti

Dans le village de Possotomé, la terre de latérite rouge se confond avec les murs des maisons. Les enfants courent pieds nus en nous saluant et nous interpellant "yovo" (le blanc). Les poules et chèvres vivent leur vie pendant que les femmes marchent seins couverts ou non, avec des kilos de marchandises sur la tête. Les motos soulèvent la poussière comme pour donner à ce tableau un surplus d'authenticité.

village laterite bénin

C'est dans ce village que nous décidons de rencontrer un "fa", un diseur de bonnes aventures. Expérience inoubliable avec quelques scoops sur notre futur dont nous pourrons dire dans quelques mois s'ils étaient "bien vus". Un petit sacrifice aidant (pas d'animaux mais juste de l'huile de palme et du sodabi), le bonheur devrait s'attarder un bon moment dans nos vies.

Ganvié et son accueil en demi-teinte

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Ce n'est pas l'harmattan qui a assombri les couleurs des premiers jours du séjour, passés à Ganvié. Ce vent de sable venu du Sahara qui nous offrait des matinées recouvertes d'un ciel blanc allait de pair avec l'accueil très froid des habitants de la cité lacustre.
Dans le village, les pirogues glissent sur l'eau et se faufilent entre les maisons sur pilotis. L'ambiance magique, se brise dès lors que l'on tente le moindre contact. Ici, nous sommes simplement des blancs et blanc = argent.
Cette formule limpide ne nous permettra pas d'échanges véritablement enrichissants. Seule notre sortie über-matinale à 4h du matin pour assister en pirogue au marché des pêcheurs nous laissera l'empreinte d'une vie parallèle où tout se déroule sur l'eau.
Les femmes y vendent petits plats ou appâts aux pêcheurs en partance pour la journée. Il fait noir, seules quelques lampes à pétrole brûlent.

marché pêcheurs ganvié bénin

Elles crient le nom de leurs plats pour aider les pêcheurs à se repérer. Dans la confidence de cet instant précieux, nous assistons presque timidement à cette représentation orchestrée de main de maître. Le ballet des pirogues parfaitement maîtrisé évolue au gré d'une musique composée de vagues cliquetis aquatiques et de paroles chantantes et féminines.

Mes bons souvenirs du Bénin ? les villages authentiques, les traditions perpétuées telles le vaudou, le "fa", le rituel de la toilette du nourrisson, les marchés dont on ne se lasse pas.


aguégué

Les enseignes commerciales valent le détour à elles seules ! Echographie exorciste, vibromassage formation informatique, cafeteria dieu est grand, garage dieu est mon berger, coiffure des cons, pompes funèbres point final...
J'ai ramené avec moi ces bonnes adresses ainsi que, en vrac, de jolis carnets recouverts de tissus africains, des bracelets religieux et des cacahuètes grillées, vendues en bouteilles de perfusion recyclées.

Ma petite déception ? Le fossé induit par le couleur de peau qui freine parfois les relations et le champ des discussions. Malaise surtout ressenti à Ganvié, pourtant un des lieux les plus touristiques du Bénin avec une vingtaine de visiteurs par semaine.

pirogue ganvié

Petite astuce pour briser la glace mais sans garantie... Il existe un sujet dont les villageois aiment discuter : la religion.
Enrichis par les différences culturelles de ce nouveau mais court voyage, on compare avec d'autres pays malgré nous. Et plus on voyage et plus il nous faut voyager pour en savoir davantage.

lobogo marché bénin

Pour les prochaines destinations, le Père Noël m'a justement ramené quelques indices dans sa hotte. "Les Pintades à Londres" devrait me servir dès le mois de mars pour un nouveau week-end prolongé. Le "Lonely Planet Jordanie" attendra encore un peu pour connaître sa date de départ...

2012 s'annonce déjà avec un bel appétit d'ailleurs.
Que cette nouvelle année vous apporte également dépaysement, 2012 belles surprises et beaux béguins.

Plus de photos du Bénin sur le site de Julien Gérard, photographe.

30nov. 2011

Ici et ailleurs : le goût des autres

C'est un matin comme un autre, en déplacement professionnel, dans un hôtel Campanile du bassin houiller. A l'heure du petit-déjeuner, nous sommes une petite dizaine, chacun seul à notre table, nous appliquant à ne pas croiser nos regards et à garder le silence.

Ailleurs, entre Afrique et Asie

Je nous revois cet été en Indonésie tranversant la rue pour aller discuter avec des inconnus. Nous asseoir en face d'une personne seule à la table d'un restaurant. Passer deux heures à l'épicerie pour parler de tout mais surtout de rien et terminer par une séance photos souvenirs.

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Les bajaus, Iles Togian, Indonésie

Nous enrichir de diverses rencontres, avec les locaux comme les touristes. Nous impatienter chaque jour des nouvelles rencontres.
Et là, je vais me resservir du thé en évitant soigneusement mon voisin de la table voisine.

Et chez nous ?

Résonnent aussi en moi les doléances émises par des africains de mon entourage. Installés en Alsace, ils souffrent de notre froideur, de ne pas pouvoir discuter avec leur voisin de tram sans être taxés de fous ou de perturbateurs.
Je me rappelle également avoir eu cette sensation étrange, en rentrant de mon périple indonésien, de devoir me taire dans les lieux publics, me retenir d'engager des discussions.

Ma parade ?

En France : privilégier les chambres d'hôtes. Rien de garanti, mais la recherche d'échanges se veut souvent le dénominateur commun des hôtes comme des invités. Dernière expérience en date : le Relais de Charme à la Petite Pierre où Sylvie et Gérard partagent clairement notre goût des autres ! Le bon plan pour un week-end au vert et pour tartiner son pain avec bonne humeur et confiture maison !

petite pierre
Salon de thé, La Petite Pierre

Si je m'emploie à dialoguer lorsque je sens une ouverture possible -les mamies dans les ascenseurs sont pour la plupart assez bavardes- j'avoue qu'il me tarde de repartir pour mêler l'exaltation de la découverte d'un nouveau lieu à celle d'une nouvelle culture.

Ganvié, Bénin, Julien GERARD Photographe
Débarquadère, Ganvié (Bénin)

C'est 5 mois après mon retour d'un périple de 2 mois en Indonésie, que je m'accorde, dans quelques jours, une courte pause (nouvel emploi oblige) de 10 jours au Bénin et plus précisement dans le village lacustre de Ganvié.

Les pieds sur pilotis ou en pirogue, autour d'un poulet bicyclette ou de poisson pêché du jour, je compte sur des repas plus animés que dans le bassin houiller !

12mai 2011

Le bon timing : l'heure balinaise

A deux semaines de mon départ en vacances, c'est le bon timing pour vous parler de mon proche envol pour l'Indonésie. Ces quelques semaines de vacances et de vadrouille entre les îles arrivent justement au bon moment dans ma vie.

Fin d'année de reprise d'études, fin de stage, un âge un peu charnière, c'est donc le bon moment de s'accorder un petit peu de temps, prendre l'air et de faire le bilan de l'année écoulée.


mentawai hommes fleurs Crédit photo : Des yeux pour voir

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