Un mois que je suis rentée du Cap-Vert. Et un mois pour me décider à écrire ce billet. Pourquoi ? Peut-être parce que le périple avait moyennement bien démarré. Parce qu'au lieu de pouvoir découvrir plusieurs îles du Cap-Vert grâce à des vols intérieurs, nous avons été "bloquées" sur Boa Vista pendant 2 semaines. Seul 1 des 3 avions de l'île assurait les trajets en question. Au premier abord, en filles gâtées, on a été un déçues. Et au final, cela nous a permis de découvrir toute l'ile en 2 semaines plutôt qu'en 2 jours, et ainsi de nous attacher à ses couleurs, ses plages magnifiques, ses habitants à la cool, sa musique enveloppante, ses plats de poissons grillés et ses petits secrets.

Des couleurs
La mer turquoise avec ses plages de sables blancs, les étendues de roches et de reliefs volcaniques, les maisons rouges, jaunes, bleues ou vertes, le désert si blanc et le ciel si bleu. Voilà les couleurs de ce tableau au carrefour des cultures africaines et portugaises.

On y parle le créole et le portugais et les cultures y sont bien brassées, on y mange du poisson grillé, on y boit du grog et on vit en chantant. Le sourire est de rigueur et la discussion est aisée.
Les 6 villages vivent au ralenti et dès qu'on en sort, on se sent seul au monde sur la rocaille qui sert de route vers un nulle part -que l'on rejoint forcément en 4x4.

Des rencontres

En deux semaines :
. nous nous sommes attachés aux habitants et à nos hôtes de la Casa Velha, notre maison d'hôtes, havre de paix et de convivialité.
. Avons vu une baleine des mers et des tortues de mer, mangé des tonnes de thon grillé, et de la cachupa : plat local à base de féculents et de choléstérol :-)
. Avons croisés quelques européens venus pour le kite surf principalement ; voire la planche à voile (moins frime) -si le vent vous rebute, évitez la destination.
. Avons raconté nos vies aux différents guides improvisés croisés sur notre route, aux quelques expatriés entrepreneurs -surtout italiens et allemands- qui ont flairé la destination qui va finir par exploser, quoiqu'encore relativement préservée. Dans les années à venir, de gros complexes hôteliers sortiront de terre et l'île aura déjà changé de visage.
Combien de fois avons-nous été invitées avec mes 2 complices de voyage à reprendre en coeur les refrains portugais des classiques de Cesaria Evora ? On a arrêté de compter. La musique omni-présente rassemble les gens et réchauffe les coeurs. Et quand on la savoure avec des beignets bananes, le paradis ne semble plus très loin. Demandez à la Creaminelle dont j'attends toujours des beignets ;-)
Escapade sur l'île de Santiago

Nous avons finalement trouvé un moyen de nous échapper 2/3 jours sur l'île de Santiago avec un mini-avion de 13 places. Si Cidade Velha et sa rue des bananes nous a littéralement séduites, Praïa la capitale du Cap-Vert avec son agitation continue, nous a donné envie de retrouver la sérénité de Boa Vista.
Vous partez pour le Cap Vert ? Evitez l'île de Sal qui ne compte que de gros complexe pas grand chose à voir...
Vous optez pour Boa Vista ? Un conseil, évitez le Riu, cet énorme complexe hôtelier dont on ne sort pas. Préférez les chambres d'hôtes pour le contact avec les locaux, louez des vélos à 10 euros la journée pour découvrir l'île, optez pour un ou plusieurs trecks avec les passionnés de Baobab Tour, tentez le catamaran quand la mer est à peu près calme pour voir les baleines, goûtez le punch à base de grog, de citron et de miel, marchez dans le désert, embarquez vos masque, palmes et tuba pour nager avec les tortues de mer... et laissez vous vivre sur l'île "no stress" avant de lui dire, avec un pincement au coeur, hasta la vista Boa Vista !


Blogueuse trentenaire frangée. Entre voyages, piapias, bons plans et trucs de filles, bosse dans la comm. On se follow sur twitter ? @strass_and_b






























Crédit photo : Des yeux pour voir






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